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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 11:37
Ecologie, nouvel horizon?

On ne peut parler sérieusement d’écologie qu’en y associant implicitement la notion de frugalité. En effet, comment ménager la nature sinon en refrénant notre propension naturelle à tirer le maximum des ressources exploitables et à pousser le plus loin possible notre inventivité dans tous les domaines ?

Les partisans de la décroissance peuvent prêcher autant qu’ils veulent par l’exemple, annoncer l’apocalypse, préconiser un mode de vie monacal, prôner le ralentissement en économie et le malthusianisme en démographie, ils n’éteindront pas l’esprit d’initiative et d’entreprise qui habite la nature humaine. Et selon la loi dite de Gabor, « tout ce qui est possible sera fait un jour ».

Dès l’instant où l’être humain a inventé l’agriculture et l’artisanat pour échapper à la pénurie, il a eu tendance à emmagasiner, puis à inventer encore et toujours. L’humanité  ne passe pas de Lascaux à la station spatiale internationale pour soudain tout interrompre  brutalement.

C’est ce qu’exprime l’économiste Daniel Cohen en intitulant un de ses essais « Le monde est clos et le désir infini ». et en y citant ce que le philosophe René Girard disait et que j’avais repris ailleurs : « Une fois que les besoins primordiaux sont satisfaits, et parfois même avant, l’homme désire intensément, mais il ne sait pas quoi ».

Bref, toujours aller de l’avant. Comme le cycliste, si l’être humain s’arrête, il sombre.

Alors, l’écologie pour ménager l’environnement, oui, mais sans  « la carotte ou le bâton ».

 

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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 13:08
santé publique

Le journal « Le Monde » du 8/11/20 page 9, sous le titre « «Des malades ne seront pas pris en réanimation. On s’y prépare» relate les propos de Bertrand Guidet, chef du service de réanimation à l’hôpital Saint­-Antoine, à Paris :

«  Il y a une grande inquiétude …

Le facteur limitant, ce ne sera ni les locaux, ni les médicaments... Ce sera le personnel. Les 10 000 lits promis par le ministre de la santé, Olivier Véran, on n’y arrivera pas. En Ile-de-France, au pic de la première vague, on est monté à 2 700 lits, contre 1 100 en temps normal. Cette fois, on n’arrivera jamais à en ouvrir autant, car nous n’aurons pas le renfort des soignants d’autres régions et le personnel est fatigué.

Par ailleurs, il va falloir continuer à accueillir les patients non Covid….

Comment va-t-on tenir dans la durée ? Il y a des malades qui ne seront pas pris en réanimation. On s’y prépare …

On peut avoir une approche égalitaire – une vie vaut une autre vie – ou une approche utilitariste – certains patients, par leurs caractéristiques, sont plus prioritaires que d’autres. Entre une mère de trois enfants et un homme de 80 ans, faut-il tirer au sort pour attribuer le dernier lit disponible ? Bien sûr que non ».

Nous avons besoin d’un débat de société sur ce sujet … C’est un sujet tellement difficile. Où met-on le curseur ? Qu’est ce qui est acceptable ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? »

Ces réflexions, ce sont celles d’un humaniste confronté aux problèmes que lui impose brutalement autant que de façon immédiate, la pandémie du cobid-19 .

Mais comment une société bouffie de technologie de pointe prometteuse de bien-être et de sécurité absolue se trouve-elle soumise à un tel dilemme ?

Choisir entre la morale et l’utilitarisme, entre la mère de trois enfants et le vieillard qu’on voudrait présenter pour les besoins de la cause comme cacochyme et passablement gâteux,  évidemment, « il n’y a pas photo » comme on serait tenté de répondre. Tout de même une question de société plus profonde qu’il n’y paraît : quelle est la place des vieux dans nos sociétés où l’existence et « les besoins primordiaux étant satisfaits, et même avant, l’homme désire intensément, mais il ne sait pas quoi » ( René Girard)?

Mais ce problème ne surgit pas de néant, il ne s’impose que parce que des responsabilités l’ont laissé naître.

Le rôle d’un gouvernement est d’armer la société qui l’a mis en place contre les aleas de la vie, et notamment de lui garantir la sécurité y compris sanitaire. Il doit faire des choix.

Or, quid du programme de santé élaboré et pratiqué par nos gouvernant successifs depuis bien des décennies ? : Suppression drastique des moyens notamment dans le domaine de la santé,  moins d’hôpitaux, moins de lits, moins de personnel soignant, une politique de désertification de ce domaine qui constitue pourtant la base du bien-être et de la sécurité.

Il y a là une question de responsabilité dont il faudra bien que les gouvernants rendent compte.

Au temps de la Grêce antique, au sortir de leur mandat, les magistrats étaient obligatoirement soumis à la reddition des comptes, et ne partaient libres qu’avec le quitus.

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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 13:56
larmes éternelles

En réponse à Jean Castex, Premier ministre qui déplorait que « nous devrions nous autoflageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore », Mme Roseline Bachelot, ministre de la culture prenant ses distances rétorquait : « je me réfère à la phrase qu’a eue Emmanuel Macron et que je partage ».  (Le Monde du 4/11/2020)

Or qu’avait dit M. Macron en campagne électorale (2017) à ce propos, ? Ceci : « C’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie … que nous devons regarder en face en présentant nos excuses » .

Toujours l’autoflagellation, le regard inépuisablement fixé sur le rétroviseur, comme si les historiens ne faisaient pas leur travail.

Mais puisqu’il faut absolument revenir indéfiniment et sans analyse sur le passé avec les lunettes grossissantes d’aujourd’hui, aiguillonnés comme nous le sommes par d’insatiables Fouquier-Tinville au couperet vengeur,  ne nous arrêtons pas à mi-chemin de la réminiscence. La colonisation ? Oui, à condition de ne pas avoir le regard borgne.

Pour inventaire à la Prévert :

Hébreux, Egyptiens, Macédoniens, puis Grecs, Romains et enfin Barbares, Huns, Mongols ou Seldjoukides venus des confins de l’Est, Arabes surgis du désert arabique, et on en oublie encore, pardon à eux, tous auraient-ils colonisé en dentelles ? Des séraphins descendus du ciel pour dégrossir des béotiens ?

La bêtise côtoie parfois la pseudo-rigueur.

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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 14:04
Il tourne, le vent

Le Monde du 3/11/2020 publie p.26 une tribune intitulée « La France ne doit pas tomber dans le piège tendu par les terroristes » cosignée entre autres particulièrement par la députée LFI Clémentine Autin et dans laquelle on peut lire :

« Il est urgent de nous mobiliser ensemble autour des principes laïques et républicains. Si nous échouons, l’islamisme radical aura remporté … une victoire décisive » »

Ou encore :

« Combien d’atteintes à la laïcité et à la liberté d’expression et d’enseignement restées sans réponse ».

Belle déclaration de principe qui cependant ne peut faire oublier les multiples tentatives de musellement exercées justement par tous ceux qui particulièrement à l’extrême gauche cherchaient depuis l’incident des foulards du collège de Creil à confondre intentionnellement lutte anti-islamisme et islamophobie pour faire taire les défenseurs de la laïcité .

Combien d’occasions où justement, tentant de défendre la laïcité et la liberté d’expression contre des attaques islamistes les tenants de la rigueur laïque se trouvaient accusés d’islamophobie, le débat se trouvant ainsi dévoyé et la question enterrée par tentative d’intimidation ? Car ne nous y trompons pas, en l’espèce, dans « islamophobie », il faut aussi comprendre « racisme », « rejet du maghrébin ». Subrepticement, on est passé à « la prédominance du racial sur le social, de l’ethnique sur le politique, du minoritaire sur la norme » (in Pascal Bruckner : Un coupable idéal. Edition Grasset.). Ce que disait également Elisabeth Badinter lors des évènements de Cologne en 2015, quand des émigrés d’origine africaine ou arabe ont agressé des femmes allemandes. : « Quand ce sont des étrangers qui sont en cause, alors les priorités changent ».

Lors de cet incident, Clémentine Autin justement twitait :

« Entre avril et septembre 1945, deux millions d’allemandes violées par des soldats, la faute à l’Islam ? »

Il faut se féliciter que des personnalités promptes à débusquer systématiquement l’islamophobie dans tous les combats les plus divers se découvrent subitement les plus farouches combattantes contre l’islamisme. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Certes, comme disait jadis le talentueux avocat-député-ministre Edgar Faure, passé du radicalisme au gaullisme, « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ». Mais à tournicoter indéfiniment dans tous les sens, on finit par attérrir sur ses premiers égarements.

 

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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 15:19
le Coran

Durant les vingt-deux années de sa prédication, (610-632), Muhammad n’a communiqué ses dits qui allaient constituer le Coran que par voie uniquement orale. Selon la tradition islamique, le Prophète n’a tenu qu’un  rôle passif de transmetteur de paroles divines incréées, c’est à dire de tous temps et sans commencement.

Aucun élément matériel ne permet de penser qu’à sa mort en 632, la communauté musulmane disposait du texte intégral de ses révélations sous forme d’un livre. Il n’existe aucun manuscrit autographe de Muhammad ou proche de la période de la révélation.

Il conviendrait donc raisonnablement d’admettre que de 632 à nos jours, des paroles reflétant originellement des concepts datant de la société médiévale ont pu subir au fil du temps des déformations inhérentes aux successifs  relais de l’oralité, et de surcroit, ne seraient plus adaptées à notre société moderne. A quand un examen critique des textes et un salutaire aggiornamento qui intègreraient enfin l’ensemble de la société musulmane dans le monde des « Lumières »  et disqualifieraient tous les fous d’Allah? Les Chrétiens et les Juifs l’ont fait et leur foi n’en est pas moins empreinte d’authentique ferveur.

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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 10:37
vous avez dit: Islamophobie?

De 1982 à aujourd’hui 2020, la France a été la cible de multiples attentats perpétrés par des individus ou des groupes se réclamant de l’Islam, et le plus souvent proclamant haut et fort leur slogan « Allah Akbar ». En voici quelques exemples:

Le 9 aout 1982, attentat de la rue des Rosiers à Paris : 6 morts et 22 blessés.

Entre décembre 1994 et décembre 1996 le Groupe islamique armé commet 11 attaques sur le sol français, au cours desquelles 12 personnes perdent la vie et plus de 300 autres sont blessées.

25 juillet 1995 : 8 personnes sont tuées et 117 autres blessées lors de l’attaque à la bombe de la gare RER Saint-Michel.

Entre le 11 et le 19 mars 2012 : Mohammed Merah assassine un militaire à Toulouse  deux militaires et en blesse un autre à Montoban, assassine quatre personnes devant une école juive de Toulouse

Du 7 au 9 janvier 2015, attentats en France visant le comité de rédaction du journal Charlie Hebdo, des policiers et des Français de confession juive fréquentant une superette casher. Dix-sept personnes sont assassinées et vingt sont blessées ; les trois terroristes sont abattus par les forces de l'ordre le 9 janvier.

Le 26 juin 2015, attentat de Saint-Quentin-Fallavier en Isère, 1 mort décapité (Hervé Cornara, 55 ans) et 2 blessés.

Le 13 novembre 2015, une série de sept attentats, à Paris et en Seine-Saint-Denis, provoque la mort de 130 personnes et fait 413 blessés, dont 99 dans un état très grave. Les tueries sont revendiquées par l’Etat islamique.

Le 14 juillet 2016 à Nice, le jour de la fête nationale, un Tunisien, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, fonce dans la foule au volant d’un camion sur la promenade des Anglais, tuant 86 personnes et en blessant 458, avant d'être abattu par les forces de l'ordre; L’Etat islamique revendique cet acte.

Le 28 mars 2018, un homme tue 4 personnes dont le gendarme Arnaud Beltrame, lors d’attaque et une prise d’otages dans un supermarché dans l’Aude.

Le 16 octobre 2020, un enseignant (Samuel Paty) est décapité devant un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Son agresseur présumé est abattu par la police.

Le 29 octobre, un individu tue 3 personnes dans la Basilique Notre-Dame de Nice avant d’être arrêté par la police.

Devant un tel déferlement d’horreurs et la dénonciation de l’islamisme dont se réclament les assassins, peut-on encore décemment accuser d’islamophobie ceux qui pointent du doigt un certain sectarisme assassin et réclament des mesures propres à éradiquer de notre sol cette gangrène masquée derrière le paravent de la religion ?

Répétons le sans relâche : l’Islam est une religion pratiquée de bonne foi en France par des millions de Français musulmans, l’islamisme est un pseudo-islam dévoyé en un fascisme qu’il convient d’éradiquer sans hésitation ni murmure. Comme ça doit être dur en effet pour Mahomet, d’être aimé par des cons !

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22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 13:00
Lucidité

Oui, l’hebdomadaire Marianne a raison, en assassinant le professeur Samuel Paty, c’est la République que les sbires islamistes ont assassiné ! Il faut donc revoir son corpus de civilités bisounours.

Le professeur d’Histoire et Géographie en retraite que je suis a écrit ici ou là des propos que l’on partage volontiers entre gens de bonne compagnie. Ainsi :

« Chacun a pour lui-même une part de sacré, famille, parents, disparus, patrie ou croyance, qu’il entend préserver de la trivialité. Et en faire publiquement des gorges chaudes pourrait être vécu comme une blessure ».

Ou encore :

« Blesser autrui dans ce qu’il a de plus sacré n’est interdit par aucune loi, mais quid du savoir-vivre et du respect de l’autre ? Ou bien, faudrait-il laisser à chacun libre cours aux instincts les plus débridés, au nom de la liberté ? Serait-ce l’aube d’une nouvelle barbarie ?

Il ne faut voir aucune auto-censure dans cela, mais un souci de faire régner la paix sociale ».

Mais dans le climat mortifère régnant, affirmer de tels préceptes ne serait-ce pas offrir sa coulpe à un adversaire animé d’instinct assassin et qui s’émancipe des mêmes principes, poser spontanément sa tête sur le billot du sicaire ? Bref, le code de savoir-vivre opposé au glaive ?

Assez d’angelisme. La gangrène islamiste surfe sur nos faiblesses et sait exploiter nos failles. Alors, restons fiers de nos valeurs, sortons d’un juridisme formaliste et armons nous d’un arsenal réglementaire propre à réduire le poison à néant. Disons-nous que « Vouloir, c’est pouvoir » !

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 14:30
La liberté, quand même
La démocratie a été inventée en Grèce au temps des trières et de l’agora où se réunissaient les citoyens, (Clisthène (570 av. J.-C.?- 508 av. J.-C.), et les droits de l’homme et du citoyen ont été énoncés du temps du char à bœufs, de la lampe à huile et des bateaux à voiles (1789)

Depuis, les techniques et les formes de la communication et des échanges ont considérablement évolué. Le meilleur et le pire peuvent librement et anonymement circuler sans frein ni contrôle. On peut appeler à tuer comme on respire.

Le terrorisme a envahi nos espaces, souvent déguisé des  parements dévoyés  de la religion. Et l’islamisme, qu’il est trompeur de qualifier de radical, pléonasme qui laisserait supposer qu’il y aurait un islamisme modéré, vaste supercherie, courant politique clairement fasciste et meurtrier, cherche à s’imposer parmi nous.

Il y aurait donc urgence à en revoir les logiciels. Aucune hésitation à rogner dans nos droits et libertés quand il s’est agi de lutter contre la pandémie du covid-19, et c’est justice, mais pourquoi sembler éprouver des frayeurs de nonne effarouchée quand il est question de revoir notre arsenal de droits afin de faire obstacle aux instincts assassins des fous d’Allah ?

Des idiots utiles, longtemps inspirés d’une idéologie droit-de-l’hommiste ou multiculturaliste ont laissé prospérer en notre sein ce cancer islamiste, croyant lutter contre une prétendue islamophobie. Mortelle confusion entre islam, une religion et islamisme, un projet politique fasciste.

L’horrible décapitation de ces derniers jours (1) leur a-t-elle au moins fait tomber les écailles de yeux ? Continueront-ils plus longtemps à anonner des naïvetés d’enfants de chœur ?

Il est temps de lutter à armes égales ! Louis Antoine de Saint-Just (1767-1794) proclamait : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté » ! Précieux viatique.

(1) Samuel Paty, professeur d’Histoire à Conflans Saint Honorine (Yvelines) a été décapité le 16 octobre 2020 par un islamiste pour avoir exercé son rôle dans un cours sur la liberté d’expression.

 

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 15:21
Le progrès, pourquoi faire?

Lors de la révolution industrielle et du bond gigantesque de la connaissance scientifique réalisés dès le XIXè siècle, on a espéré benoitement que l’humanité connaîtrait la fin des calamités qui l’avaient régulièrement frappée au cours de siècles précédents. Derrière nous les guerres, les pestes et les famines.

Puis la chute du communisme faisait dire à un chercheur en sciences politiques (Francis Fukuyama) que ce serait « la fin de l’Histoire ». Nous serions entrés dans une sorte d’Eden où le libéralisme économique triomphant assurerait le bonheur du monde..

Bref, le progrès aidé par des philosophes débonnaires et des économistes péremptoires serait la source inéluctable du bonheur des humains.

Que reste-t-il de cet espoir qui se découvre aujourd’hui irraisonné, voire trompeur ?

Passée la sidération qu’ont engendrée les horreurs de la première moitié du XXè siècle, voilà que la dégradation de l’environnement et le dérèglement du climat nous menacent, la société se fracture au point que les inégalités se creusent avec une intensité vertigineuse, les pauvres sont encore plus pauvres, les antagonismes s’accentuent, la solidarité se délite, la financiarisation de l’économie exacerbe la rapacité des agioteurs, on en vient à distinguer une économie réelle qui n’a de réalité que le saccage de l’emploi d’une économie virtuelle qui agite les spéculateurs de tout acabit.

L’agriculture sous sa forme moderne pousse des agriculteurs au suicide et des agioteurs à la spéculation.

La liberté est comprise comme la licence de nuire, chacun s’institue en imprécateur ou en juge d’autrui, le mensonge relayé par les médias est érigé en vérité première.

 Aujourd’hui, l’apparition des technologies modernes que sont l’informatique, l’intelligence artificielle  et la communication instentanée et massive fait que chacun peut s’affirmer juge et bourreau de son voisin, tel un moderne Leviathan. Les réseaux sociaux ne sont sociaux que de nom, l’anonymat et l’invisibilité assurant à chacun l’excès et  l’impunité.

On manipule des embryons comme des jetons, la maternité comme une fabrique de jouets et la parenté comme une bergerie. On nous promet un être augmenté comme on ferait d’une machine améliorée.

Ainsi va la vie qui fait dire au chien Droopy, l’air affligé, la paupière basse et le ton désabusé, savez-vous quoi ?  : « I am happy »

 

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 11:22
Ça va peter!
Après les fermetures ces dernières années des sites de Continental dans l’Oise et Goodyear à Amiens, Firestone devenu Bridgestone le fabricant japonais de pneus a annoncé mercredi vouloir fermer en 2021 sa seule usine française pour sauvegarder sa compétitivité en Europe.
Dans un communiqué, le groupe japonais a invoqué une surcapacité de production en Europe et la concurrence des marques asiatiques à bas coût pour justifier cette fermeture en Hauts-de-France.
« Ils ont investi 64 millions d’euros à Poznan en Pologne contre 6 millions depuis trois ans à Béthune. On ne fait pas partie de leur projet d’avenir car, pour eux, l’usine est vieille et les salariés coûtent cher. »( Stéphane Ducrocq, avocat des salariés.)
Que l’équipement soit vieilli et le niveau des salaires non compétitif, tout le monde entreprenarial en France, le patron du MEDEF en tête n’arrête pas de le rabâcher pour instaurer coûte que coûte le moins-disant social. Ils l’obtiennent, et cerise sur le gâteau, l’Etat leur accorde des aides : voir le C.I.C.E., le Pacte de responsabilité et autres « gracieusetés ». C’est ainsi que Bridgestone a reçu sa part d’aides publiques. Où sont les contreparties ?
On a encore en tête la déclaration enflammée de Manuel Valls premier ministre lors de l’université d’été du MEDEF en 2014 : « J’aime l’entreprise ». Mais il avait aussi ajouté : "Vous êtes attendus sur l'utilisation que vous ferez des 40 milliards du CICE et du PacteLes Français n'admettraient pas que les dividendes versées pour les plus hautes rémunérations explosent ", laissant prévoir l’attente de contreparties et un contrôle des résultats, en réponse de quoi le patron du Medef, Pierre Gattaz la main sur le cœur et l’air outragé avait rejeté cette perspective.
Il faut donc traduire qu’il serait incongru, voire insultant de soupçonner chez les patrons quelque ingratitude envers les pouvoirs publics, ou un probable marché de dupes. Mais d’ailleurs, M. Sarkosy lui-même Président de la République n’avait-il pas déclaré qu’il y avait des patrons voyous ? .
Mais au demeurant :
Ou bien les dirigeants de Bridgestone sont des incompétents qui se seraient lancés dans une entreprise foireuse dès le départ, et l’Etat imprudent d’avoir accordé des aides à un « canard boiteux ». Les deniers publics auraient été dilapidés. Cela est grave. Nous serions  dirigés par des bricoleurs pourtant parés des diplômes les plus prestigieux. L'Etat devrait donc rendre des comptes.
Ou bien tout cela était clairement connu, et les entrepreneurs de Bidgestone bien qu’informés auraient joué à une sorte de jackpot, à la manière des chiffonniers ou des ferrailleurs, cherchant à faire rapidement de confortables profits aux frais du contribuable avant de plier bagages pratiquement à la cloche de bois.  Ce serait du pur gangstérisme déguisé. Mais en l’occurrence, l’Etat aurait pour le moins dangereusement manqué de vigilance. Il y aurait là matière à instruire.
Tout cela sent le roussi. Attention à l’étincelle.
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