Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 12:40
Euthanasie

Faut-il légaliser l’euthanasie ? Poser le problème sous cette forme, c’est se borner à n’offrir à celui qui souffre le martyre que le choix entre la mort et une existence soumise à une insupportable souffrance physique. Ose-t-on prétendre qu’il en aurait le choix ? Y aurait-il en l’occurrence une liberté quelconque ?

Le généticien Axel Kahn considère que la véritable liberté serait le choix entre la souffrance indomptable et une fin d’existence apaisée, entouré d’une famille attentionnée.

Quant à Michel Houellebecq, il déclare très justement au journal le Figaro qu’ « une civilisation qui légalise l’euthanasie perd tout droit au respect ».

La loi Leonetti adoptée en 2005 devrait pourtant se suffire à elle-même. Elle autorise sous certaines conditions le médecin à administrer au patient terrassé par la douleur ce qu’il juge « nécessaire à son confort, » ou à interrompre tout traitement « dont le prolongement semblerait relever de l’obstination déraisonnable ».  C’est prendre en compte le droit du patient à des soins palliatifs, et la proscription de l’acharnement thérapeutique.

Légaliser l’euthanasie reviendrait à admettre qu’un patient affecté d’un mal momentanément incurable accompagné d’une souffrance insupportable pourrait ( devrait ?) logiquement disparaître. Ce serait insensiblement glisser vers une sorte d’eugénisme par défaut.

Après qu’on aurait éliminé la souffrance qu’on ne maitriserait pas, pourquoi s’arrêter au handicap, à la malformation ou à l’insuffisance mentale supposée ?

Un autre argument voudrait que, puisqu’on peut franchir les frontières pour pratiquer l’euthanasie, l’interdire en France relèverait d’une hypocrisie, et creuserait encore plus s’il le fallait les inégalités.

Mais alors, puisque la même facilité existe pour la gestation pour autrui (G.P.A.), légalisons la !

Ou encore, l’opinion serait majoritairement favorable à la légalisation de l’euthanasie. Se souvient-on qu’à la veille de l’élection présidentielle de 1981, l’opinion publique était majoritairement favorable à la peine de mort ? Qu’en a fait courageusement François Mitterrand ?

Tous arguments pour le moins fallacieux !

Mais poussons le cynisme à l’extrême, cet eugénisme officialisé ne serait-il pas la solution à une économie bien comprise du budget de la santé ?

Il fut un temps et un lieu où on proposait aux écoliers de calculer le coût de l’entretien d’un handicapé pour la société, et d’en tirer implicitement une conclusion ! Est-ce ainsi que les humains voudraient vivre ?

Alors, oui, Axel Kahn et Michel Houellebecq ont mille fois raison.

Partager cet article
Repost0
8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 10:34
De la laïcité

Dans Le Monde du 8 avril 2021 :

Sous le titre « Les menaces sur l’Observatoire de la laïcité cachent mal une dangereuse récupération idéologique » un collectif de 119 universitaires met en garde contre la tentation de faire de la laïcité « un outil répressif de contrôle et d’interdiction en contradiction totale avec la loi de 1905 »

Il rappelle que :

« la séparation des Eglises et de l’Etat … entraîne l’obligation de neutralité de l’Etat en matière religieuse et sa parfaite impartialité pour garantir l’égalité de tous.

Dans le débat actuel, une tendance s’exprime bruyamment pour élargir, sous prétexte de laïcité, le domaine d’application de la neutralité du seul Etat à la société en son entier. Cela pourrait inclure … les parents accompagnateurs de sorties scolaires... La liste n’est pas limitative » !

Il n’est pas inutile de rappeler que la neutralité de l’Etat implique que ses services, et donc ses employés mis au contact du public s’y conforment.

Or, s’agissant des parents accompagnant les sorties scolaires, quel est leur statut ?

La règlementation en matière de sorties scolaires impose un nombre précis d’accompagnateurs en fonction du nombre d’élèves participants. (Probablement 1 accompagnateur par groupe de 15 élèves). L’appel aux parents accompagnateurs a alors pour but d’éviter de désorganiser tout l’établissement s’il doit mobiliser des enseignants de classes non sortantes.

Les parents accompagnateurs sont donc occasionnellement des suppléants d’enseignants, ils assurent en l’occurrence un service public et devraient donc logiquement être soumis aux mêmes obligations que les serviteurs de l’Etat.

Où trouve-t-on dans ce cas précis l’intention « bruyante » « d’élargir le domaine d’application de la neutralité du seul Etat à la société en son entier » , voire « un outil répressif de contrôle et d’interdiction » ?

De petits arrangements en d’autres petits arrangements, on débouche insensiblement sur de grands renoncements.

Il n’y a donc rien d’excessif à vouloir défendre la laïcité, toute la laïcité.

 

Partager cet article
Repost0
1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 11:21
Le temps des cerises

En ce 150è anniversaire de la Commune, et avant que la gauche n’abandonne par paresse à l’extrême-droite, après la Marseillaise, le patriotisme, la laïcité et maintenant l’universalisme, le dernier lambeau ci-dessous de notre patrimoine républicain, entonnons en chœur ces précieuses notes que Jean Baptiste Clément a composées en 1866, lors d’une halte dans un estaminet où flamboyaient de nombreux cerisiers, mais qu’ayant participé personnellement à la Commune, il a dédiées en 1882 à une ambulancière rencontrée lors de la Semaine Sanglante, tandis qu’il combattait aux côtés de compagnons tels que Eugène Varlin, Charles Gambon ou Théophile Férré :

 

« Quand nous chanterons le temps des cerises

Et gai rossignol et merle moqueur

Seront tous en fête...

Les belles auront la folie en tête

Et les amoureux du soleil au cœur

Quand nous chanterons le temps des cerises

Sifflera bien mieux le merle moqueur »

Partager cet article
Repost0
30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 10:35
Gauche, où es-tu, que fais-tu?

S’exprimant sur les propos de la présidente de l’UNEF, Mélanie Luce, qui a justifié l’organisation de réunions « en non-mixités » au sein de son syndicat, la journaliste Audrey Pulvar tête de liste aux élections régionales d’Ile de France a déclaré : « … Mais s’il se trouve … à cet atelier une femme blanche, un homme blanc, il n’est pas question de la ou le jeter. En revanche, on peut lui demander de se taire, d’être spectateur ou spectatrice silencieux ».

Hormis une drôle de conception de la liberté d’expression, Mme Pulvar, personnalité de gauche, reprend par électoralisme un thème qu’elle estime très populaire au sein de la jeunesse qui vote.

Et la gauche, curieusement gênée dans les entournures, laisse la droite et l’extrême droite se mobiliser contre cette sorte de néo-apartheid.

Il faut déjà déplorer que par pusillanimité, la gauche ait progressivement laissé la Droite et surtout l’extrême droite s’emparer puis monopoliser la défense de la Marseillaise, du patriotisme, puis de la laïcité, tous thèmes nés jadis à gauche. Voilà que sans doute par électoralisme, elle hésite aujourd’hui à défendre l’universalisme contre le communautarisme et le séparatisme des extrémistes de tous bords, et l’abandonne au Front national ripoliné  Rassemblement national..

Car, enfin, imagine-t-on sérieusement que participant à ces réunions prisées par tous les dits « Décoloniaux », « Indigènes de la République » et autres « Conseil représentatif des associations noires de la République » (CRAN), un excité « blanc » oserait exprimer bruyamment ses élucubrations racistes xénophobes ou sexistes étant donné le climat actuel dominé par un salutaire retour de balancier que sont tous les comités #Gustave, #Théodule ou #Hyppolite prêts à pourfendre toute expression quelque peu discriminatoire sexiste ou agressive ?

En outre, pense-t-on sérieusement que par exemple un « blanc » serait totalement ignorant ou insensible au racisme envers un noir ou vice-versa ? Sait-on que les premiers penseurs de la cause du prolétariat Marx ou Engels étaient des fils de grands bourgeois ?

Alors, assisterait-on désormais à la métamorphose de la gauche en une gauche la plus bête ou la plus paresseuse du monde ?

Partager cet article
Repost0
21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 08:53
La prise des auspices

La gestion de la pandémie du coronavirus COVID-19 en France met nettement en lumière la façon autocratique selon laquelle M. Macron gouverne le pays. Malgré les comités Théodule Gustave ou Hippolyte créés après les évènements des « gilets jaunes », pour la gestion du réchauffement climatique ou du covid-19, et consultés pour la galerie, Jupiter décide seul envers et contre tous. Une parodie de démocratie directe destinée à calmer les raisons de la colère.

Pour faire reculer puis éradiquer la pandémie, les scientifiques martelaient à l’envi qu’il n’y avait que la vaccination et le confinement associés aux gestes barrières qui s’imposaient.

Jupiter n’en a fait qu’à sa tête, décidant seul, souvent à contre-pied du monde scientifique. Et l’on a assisté à la palinodie des masques, de la vaccination, puis des confinemets-déconfinements. Des contre-vérités pour gérer la pénurie et l’incurie. "L'Etat, c'est moi"!

Devant l’inefficacité des mesurettes, il devenait urgent de changer de stratégie. Les matières grises gouvernementales bouillonnaient, on allait voir ce qu’on allait voir. Patience, Jupiter réfléchit.

Ah ! Il fallait observer tous ces manants que sont le peuple et les mediacrates, suspendus à La Parole qui tardait à venir.

Puis, les citoyens et la cohorte des médias recevaient enfin les oracles énoncés par la voix du Premier ministre , tel la Pythie juchée sur son trépied, surplombant l’Omphalos, pierre mythique que jadis le monde hellénique prenait pour le nombril de la terre.

Enfin, la Parole retentit. Et la montagne accoucha d’une souris

Partager cet article
Repost0
16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 10:24
retour sur "l'Islamophobie"

Que veulent véritablement dire les islamistes et leurs porteurs d’eau et autres thuriféraires, en accusant leurs adversaires d’islamophobie ?

Ils prétendent par un rapide tour de passe-passe terminologique taxer ceux qui les combattent de haine, non pas contre l’Islam dont ils sont du reste eux-mêmes les falsificateurs, mais contre les Musulmans, voire contre les Maghrébins, disons-le tout net.

Leur véritable objectif est de rallier à leur cause tous les Maghrébins afin d’aboutir à un clash identitaire, une sorte de guerre de civilisation. Comme disait Manuel Valls,  il faudrait que pour eux « la lutte des classes disparaisse au profit de la guerre des races »

N’écrivais-je pas naguère, dans un texte intitulé : « Il tourne, le vent » :

[ Car ne nous y trompons pas, en l’espèce, dans « islamophobie », il faut aussi comprendre « racisme », « rejet du maghrébin ». Subrepticement, on est passé à « la prédominance du racial sur le social, de l’ethnique sur le politique, du minoritaire sur la norme » (in Pascal Bruckner : Un coupable idéal. Editions Grasset.).]

 

Ah ! les faux culs, avec leur faux nez !

Partager cet article
Repost0
15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 16:01
Islamophobie, qu'es aco?

Islamophobie est un mot-valise. Il a au moins deux acceptions.

- Islamophobie signifie textuellement la peur de l’islam. On en a peur, donc on ne l’aime pas. Rien en cela de répréhensible. L’islam est une croyance, et avec toutes les croyances, telles le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme, le bouddhisme ainsi que d’autres, voire l’athéisme, elles sont soumises à débats controverses et critiques sans qu’il soit nécessaire d’y voir un quelconque ostracisme ou une hostilité. Cela ressortit de la liberté d’opinion et d’expression.

- Mais l’islamophobie est souvent employé aujourd’hui par les « islamo-gauchistes » pour stigmatiser ceux qui luttent farouchement contre les islamistes que sont les laudateurs d’un islam rigoriste et totalitaire, les fous d’Allah prompts à trancher la gorge de tous ceux qui ne se soumettent pas à leur loi, la charia. Cette dernière acception du terme sert d’arme de destruction massive à ces sicaires et à leurs hérauts contre leurs opposants. Il n’y a plus aucun débat, il s’agit tout simplement de terrorisme intellectuel.  Confondre intentionnellement l’Islam, une religion et l’islamisme, une manipulation politique de l’Islam relève d’une tartufferie assassine. Cela est un moyen d’imposer le silence par l’intimidation ou par la mort. C’est l’islamisme qui tue, non l’islamophobie.

Partager cet article
Repost0
14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 10:50
Un choix cornélien

En 2017, devant la pétaudière auto-destructrice d’une gauche de plus en plus foutraque, et la muraille défensive d’une droite de plus en plus ploutocrate, nombre d’électeurs de gauche confiants dans le « Et de droite, et de gauche » de Macron lui ont accordé leurs suffrages, assurant ainsi sa victoire contre le Front National.

L’unijambisme droitier et jupitérien révélé de l’élu ne les y reprendra plus. Ni Macron, et à plus forte raison, ni Front national alias Rassemblement national.

Quid alors de 2022 ? Se retirer dans sa tente, tel Achille devant Troie ? Ce serait assurer par défaut la victoire d’un des deux dont on ne veut pourtant à aucun prix. 70% des Français ne veulent pas revivre ce duel dont les protagonistes préparent et les médias annoncent déjà l’avènement.

La gauche peut encore tenter d’offrir pour le premier tour à ses électeurs une solution : ce serait une candidature unique. Mais pour cela, il faudrait à toutes ses composantes la volonté de surmonter les combats de coqs que se livrent tous les petits chefs vides de programme de gouvernement. Il n’est pourtant pas utopique d’imaginer un consensus sur des lignes programmatiques communes qui existent probablement, en laissant de côté leurs préoccupations puériles d’ego. En auront-ils la sagesse ?

A défaut, quoi d’autre ?

Il resterait alors « la moins pire » solution ! Ce qu’on appelle le vote utile. Et ce n’est pas forcément le vote préférentiel.

Au premier tour, porter son choix sur la personnalité autre que les deux champions auto-proclamés et dont le positionnement programmatique répond le mieux, ou le moins mal à ce qu’on souhaiterait, pour espérer la voir figurer au second tour, et ce faisant, espérer la voir l’emporter au second tour. Une personnalité qui doit avoir a priori des chances de figurer au second tour.

N’oublions pas qu’en général, « On choisit au premier tour, et on élimine au second tour ».

 

Partager cet article
Repost0
7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 12:41
Justice vs politique

Depuis ces dernières années, dès qu’une personnalité politique se voit poursuivie par la justice pour ses écarts présumés avec la loi, puis à plus forte raison condamnée, un concert d’imprécations contre les juges fuse de la part des partisans de l’intéressé. La Cour, et particulièrement les magistrats seraient les vils serviteurs du pouvoir en place qui aurait ordonné sous le manteau l’exécution d’un adversaire. Le Parquet National Financier (PNF) et le tribunal correctionnel qui a condamné en première instance M. Sarkosy viennent d’en faire les frais.

M. Sarkosy prétend que le PNF a été spécialement créé pour lui et met en cause une magistrate au prétexte qu’elle a été anciennement membre du cabinet de Ségolène Royal dans un gouvernement de gauche.

Faut-il rappeler que le PNF a été créé par François Hollande pour remettre de l’ordre dans le monde politique lors de l’affaire Cahuzac, ministre précisément d’un gouvernement de gauche et accusé de fraude fiscale ? Qu’il est composé de plusieurs magistrats venus d’horizons divers ?

Que M. François Molins, procureur de Paris au moment de l’affaire Cahuzac a été en un temps le directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, ministre dans un gouvernement de droite ? Aurait-il fallu le soupçonner de partialité politique, et donc hostile envers M. Cahuzac, par principe ?

Quand le monde politique admettra-t-il qu’à force d’exactions commises et répétées par quelques brebis galeuses, les citoyens ont perdu tout crédit envers les élus, qu’un fossé abyssal s’est creusé  entre les élus et les citoyens de telle sorte que les abstentionnistes forment de plus en plus le plus gros des troupes d’électeurs potentiels ?

Serions-nous condamnés à nous satisfaire du slogan populiste « Tous pourris », dommageable à la démocratie ?

Il est donc vain, voire contreproductif de vouloir, chaque fois que la justice sévit au sein de la classe politique de prétendre y voir la main maléfique de l’opposition contre le camp dominant.

Les citoyens sont de plus en plus exigeants de probité et le monde judiciaire est là pour y pourvoir en toute indépendance. Pour tout un chacun, « Dura lex, sed lex ». (Dure est la loi, mais c’est la loi)

Partager cet article
Repost0
21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 12:37
Tornade à l'Université

Quelle bourrasque tout à coup a saisi le monde universitaire ? A lire dans la page Idées du journal Le Monde du 21-22/2/21 page 24, on peut sérieusement se poser la question. Ainsi :

 

« la ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’innovation … Frédérique Vidal confirmait …  le lancement d’une l’enquête sur « l’islamo-gauchisme » et le postcolonialisme à l’université … les raisons invoquées : protéger des universitaires se disant « empêchés par d’autres de mener leurs recherches », « séparer ce qui relève de la recherche académique de ce qui relève du militantisme et de l’opinion ».

Contrairement à ce qu’affirme Frédérique Vidal, les chercheurs et chercheuses, les personnels d’appui et de soutien n’empêchent pas leurs pairs de faire leurs recherches …

Frédérique Vidal se saisit du thème complotiste « islamo-gauchiste » et nous désigne coupables de pourrir l’université. Elle veut diligenter une enquête, menace de nous diviser et de nous punir, veut faire régner la division et la peur, et bafouer nos libertés académiques. Nous estimons une telle ministre indigne de nous représenter et nous demandons avec force sa démission ».

 

Allez prétendre après cela que des intellectuels seraient incapables de sortir de leur tour d’ivoire pour manier le canon ou le bazouka.

 

Mais le 3 décembre 2020, je notais dans mon blog sous le titre « Qui a la parole » page 600 :

« Des personnalités telles que Sylviane Agacinsky à Bordeaux, Alain Finkielkrault à Sciences Po-Paris ou Mohammed Sifaoui à la Sorbonne par exemple y ont été interdites de parole sous la pression des idéologues sectaires parce qu’elles ne s’alignaient pas béatement sur leur diktat.. Autant dire  « fermez-la si vous n’êtes pas d’accord » ! Vous avez dit « liberté d’expression ? De quel côté est le sectarisme ?

Y a-t-il alors encore débat ?

Or, le rôle de l’Université est bien d’enseigner un savoir en train de se faire, un creuset de la recherche où se déroule un libre débat en cours. Mais où est le débat quand une faction impose ses dogmes en maniant la terreur, fût-ce verbale ?

Comme le dit le juriste et universitaire Olivier Beaud (le Monde 3/12/20) « les universitaires radicaux auraient délaissé la distinction … entre le jugement de fait qui fonde leurs recherches et le jugement de valeur qui fondent leurs opinions ».

 

A lire sans a priori la ministre de l’Enseignement supérieur, elle ne dit pas autre chose.

Ajoutons qu’il y a comédie à feindre d’ignorer que le terme d’ « islamo-gauchisme » exprime clairement qu’il y a bien une certaine indulgence ou pire, une certaine complaisance de l’extrême gauche envers l’islamisme, masquée derrière l’accusation d’islamophobie à l’encontre de qui le combat.

Mais, 2022 approche. « Cachez ce brûlot que je ne saurais voir » !

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de roger.rossi.over-blog.com
  • : questions d'actualité. Evènements vécus.
  • Contact

Recherche

Liens