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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 12:22

niqab.jpgAu cours du journal de 20 heures de France 2, dimanche 8 août 2010, on a assisté à ce qui se voulait un témoignage de bonne moralité au profit de  Lies Hebbadj, l'épicier précédemment accusé de polygamie par les autorités  et présentement de violence et de viol par une de ses anciennes compagnes. Or, les deux témoins, on nous a dit que c'étaient d'anciennes compagnes de l'accusé, se sont exprimés devant la caméra entièrement voilés, ne laissant apparaître à travers une fente du voile que deux paires d'yeux. L'honorabilité ou l'immoralité du principal personnage n'est nullement ici en question. Mais ce sont les deux prétendument témoins qui le sont. Qui était-ce véritablement? En l'occurrence, j'aurais pu intervenir moi aussi entièrement voilé en me présentant comme une de ses parentes ou compagnes. Nous sommes ici incontestablement devant ce qu'il faut bien appeler une déclaration anonyme. Et du coup, quel crédit accorder à de tels propos qu'on est alors légitimement en droit de soupçonner de complaisance? Ou bien alors, faudrait-il en d’autres circonstances accorder quelque crédit à des dénonciations anonymes par exemple ? Comment des journalistes sérieux ont-ils pu se prêter à une telle mascarade? La préférence désormais accordée au micro-trottoir ne devrait pas céder à une telle facilité dommageable pour l'information.

D’où premièrement l’on aperçoit le risque de dérive où mènerait toute tergiversation à propos de l’interdiction du port du voile intégral en public.

Et au final, en télévision, l’important est-il de faire à tout prix de l’image ou de faire passer une information ?

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 13:05

Plantu_iznogoud_20050704.jpgAussitôt élu, il lui avait fallu la Rollex « avant 50 ans » (Ségala dixit) , le Fouquet’s, le yacht de l’ami « CACquarantaire», les vacances présidentielles dans la propriété du multi-milliardaire américain, etc … on en passe et sans doute pas toujours des meilleures (Bigard au Vatican !).

Et puis, voilà que Georges Bush junior, puis Angela Merkel ont choisi de moderniser et de rendre leur avion présidentiel plus confortable encore.

En juillet 2008, en partance pour le G8 d’Hokkaïdo au Japon, notre nabab s’était ennuyé, ne trouvant pas de boutiques à arpenter durant  l’escale de Novossibirsk en Sibérie. On croyait pourtant naïvement qu’il travaillait sans relâche, sans perte de temps inutile nulle part.

Alors, sans tarder, il a fallu lui procurer un jet présidentiel ayant plus haut standing. Et peut-être mieux que celui de Bush ou de Markel ? Mais pour prétendre ça, il faut être mauvaise langue ou de mauvaise foi !

Séance tenante, il a fallu trouver le « produit adéquat » : C’est chose faite : un A 330 acquis en mai 2009 à autonomie de 14 000 km pour relier Tokio, Lima ou Djakarta par exemple sans escale. Mais cela impose une attente de deux ans minimum. Qu’à cela ne tienne ! C’est le premier ministre qui voyagera en attendant . Et finalement, en quinze mois, Sabena Technics a transformé un ancien  transatlantique de 324 sièges exploité par Air Caraïbes en un véritable palace pour un coût total de 156 millions d’euros hors taxes. Et l’appareil, habituellement  basé à Evreux sera pré-acheminé en cas de besoin à Orly pour un coût non révélé.

Pour information : le nouvel appareil, « Air Sarko One » pour faire comme Bush, comprendra une salle de réunion avec une table de onze sièges, une capacité d’accueil de 60 passagers. Les moyens de communication les plus modernes seront installés par Thalès : coût non publié.

Les mauvaises langues, encore elles, ont prétendu que Sarko aurait exigé une baignoire, un fumoir ou un four à pizza. Mensonge, nous affirme le ministère de la défense. Mais vrai ou faux, « on ne prête qu’aux riches ». Personne n’aurait imaginé une telle fable si fable il y a pour l’abbé Pierre par exemple !

Dans un tel équipage, qui ne voudra en être ? La Cour dans toute sa splendeur ! Si Iznogoud veut devenir un jour Grand Calife, il devra savoir faire la courbette ! Et pendant ce temps là ...

Et pendant ce temps là donc, les Français sont invités à se serrer la ceinture pour réduire l'endettement de l'Etat. Ils devront supporter une part plus importante du coût éventuel de leur santé. Le service public voit son personnel, et donc la qualité de ses prestations amorcer une chute vertigineuse. La sécurité des citoyens se dégrade régulièrement faute d'une police suffisamment nombreuse et équipée etc ... Dans le même temps, il faut soigner le prestige et le goût du bling-bling de nos excellences.

Le président pourra toujours prétendre avoir voulu décomplexer ou désacraliser la fonction présidentielle. Soit. Mais le mélange de «  Casse toi pauv’ con » et de fastes immodérés est pour le moins déroutant,rend la prétention peu crédible, et son coût indécent.

Entre la basse-cour et les lambris dorés, il faudra bien un jour choisir.

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 11:10

7bbd4e10.jpgDans l’hebdomadaire « Marianne » du 31 juillet, Jean-François Kahn raconte les blagues suivantes :

« Le 18 janvier 2007, la comptable de Lilianne Bettencourt sort 50 000€ en liquide de la banque. C’est prouvé. Elle a rendez-vous avec sa patronne à 12h30 pour lui remettre la somme, laquelle la remet à son financier, Patrick de Maistre. C’est prouvé. Lequel a expliqué dans une note à sa patronne, la nécessité de financer « l’UMP et NS ». C’est prouvé. Le lendemain, Patrice de Maistre rencontre Eric Woerth, le trésorier de l’UMP, à 8h30 dans un café. C’est prouvé. Une seule explication possible : la Poste marchant de plus en plus mal, de Maistre remettait à Eric Woerth la carte de vœux que tenait absolument à lui faire parvenir Mme Bettencourt (sous enveloppe, naturellement).

Les mauvais esprits prétendent qu’il lui remettait en fait les 50 000€. On refuse de le croire. D’ailleurs, aucune preuve tangible.

C’est comme Landru, que j’ai (c’est J.F.K. qui parle) toujours estimé innocent. D’accord, il emmenait des femmes chez lui, à Gambais, il ne prenait pas de billet de retour, et elles disparaissaient. De simples coïncidences, mais aucune preuve.

Dans le cas Woerth, il y a des sorties d’argent liquide. Dans le cas Landru, il y avait la cuisinière. Et alors ? Tout le monde sort de l’argent liquide, tout le monde dispose d’une cuisinière ! ».

Qu’est-ce que j’ai ri ! Heureusement qu’il y a « Marianne » et ses grosses blagues, pour nous désencombrer l’esprit au cours de l’été de tous les borborygmes de la vie quotidienne !

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 18:18

Daumier_wikiproc.jpgLe ministre du travail Eric Woerth prétend avoir clairement balayé tous les soupçons nourris contre lui dans l’affaire Bettencourt, qu’il s’agisse d’un éventuel conflit d’intérêts ou de la faveur accordée à Mme Bettencourt concernant sa situation fiscale ou encore de l’embauche de son épouse auprès de cette dernière.  Soit.

Mais alors, pourquoi cet acharnement de la droite à empêcher la formation d’une commission parlementaire d’enquête sur la question et légitimement réclamée par la gauche ? Devant de si graves accusations portées contre un ministre de la République et qui  revêtent le caractère d’une affaire d’état, n’était-ce pas aux représentants de la nation de chercher et de dire la vérité ? Et puisque, d’après son avocat, il ressort de son audition par le procureur de la République totalement lavé des soupçons propagés contre lui par les medias, n’était-il pas plus efficace que cela se fût déroulé devant les représentants du Parlement, ce qui aurait rendu les choses totalement limpides et convaincantes? Au lieu de quoi, quelle que soit la vérité, il se trouvera toujours une partie de l’opinion publique pour soupçonner une connivence entre le procureur placé sous l’autorité du pouvoir et le ministre partie prenante de ce même pouvoir. Et comment pourrait-il en être autrement ? Et du coup, comment interpréter ce refus obstiné de la droite et du gouvernement réunis ? Et des zones d’ombres troublantes ne subsistent-elles pas dans cette affaire ?

Décidément, il se passe de drôles de choses dans ce « royaume » !

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 14:19

4a201a10b085f.jpg« Les milliardaires sont … ce que la France exporte le mieux » titre le journal Le Monde.

En effet, au contraire de Liliane Bettencourt, l’une des plus grandes fortunes de France qui paie ses impôts en France, même si c’est avec des élastiques particulièrement et fort efficacement  rétractiles, 821 personnes assujetties à l’impôt de solidarité sur la fortune ont quitté la France en 2008, soit une hausse de 15% par rapport à 2007 y lit-on. Le bouclier fiscal  n’a donc pas enrayé le mouvement quoi que prétendent les autorités.

Pourtant, M.Sarkosy affirmait qu’en limitant à 50% le maximum des prélèvements obligatoires effectués sur les contribuables, et en remboursant des sommes faramineuses aux grandes fortunes qui s’étaient vu imposer davantage les années précédentes, -c’est ce qu’on a appelé « le bouclier fiscal »-, on assècherait du même coup la dite évasion de ceux qui pourraient faire profiter l’économie et les finances du pays par leurs investissements et leurs impôts. Quant à ceux qui avaient pris la poudre d’escampette, ils reviendraient affirmait-il. Et il justifiait ainsi son obstination a ne pas le supprimer.

Or, rien de tout cela, voire pire puisque les déserteurs fiscaux ne cessent d’être plus nombreux. Ainsi, la désertion fiscale des grands fortunés augmente (2008) dans le même temps où la droite adopte le principe de ce cadeau (2007) censé produire le contraire. Au demeurant, comment expliquer que la France compte parmi les pays européens qui attirent le plus d’investissements étrangers ?

Mais ces farouches patriotes n’hésitent pas en cas de besoin de se précipiter en France s’il s’agit de profiter des services médicaux ou sanitaires du pays en cas de nécessité, ou de jouir du confort et de la villégiature intra-muros.

Eh bien, on aimerait que ces déserteurs manifestent un peu plus de cohérence avec leurs sentiments envers le pays qu’ils ont fui, ignorant ce qu’est la solidarité par la redistribution, et qu’ils restent où ils sont. La France et les Français ont su parfaitement se passer d’eux depuis leur fuite et continueraient sans regrets à les ignorer.

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 13:18

EXPO_TVDC_209.jpgLes medias ne cessent de vanter le Danemark pour son volontarisme en matière d’énergie éolienne.

Plus de 22% de l’électricité produite au Danemark provient de l’éolien, terrestre ou marin, contre 1,5% en France, nous dit-on sur le ton un tantinet réprobateur. Honte donc à la France ? Voire.

En comparant les populations les superficies et le développement industriel des deux pays, à savoir :

Population : Danemark : 5,535 millions    France métropolitaine : 62,8 millions

Superficie :   Danemark : 43 070km2          France métropolitaine : 551 695km2

Quant au développement industriel, en dépit d’une délocalisation courant après le dumping social, la France a encore sans conteste une large avance sur le Danemark.

On peut donc compter sur un rapport de 1 à 12 entre les deux pays.

Donc, en supposant que la France voudrait simplement atteindre le taux actuel du développement de l’énergie éolienne du Danemark, il lui faudrait déployer son parc éolien sur une superficie de 12 fois celle occupée par les installations danoises.

Quand on sait la place qu’occupent en l’état actuel des choses les éoliennes terrestres ou marines danoises, on peut pour le moins s’inquiéter de l’évolution que pourrait connaître le paysage français. L’image des machines alignées comme à la bataille et battant l’air en Beauce ou sur les hauteurs des Corbières n’est déjà guère engageante.

Imagine-t-on la campagne ou les côtes françaises défigurées comme le paysage texan ou californien dardé à l’infini de ces hélices gigantesques comme d’une nuée de sauterelles voraces ? Faut-il que le lobby éolien soit aussi puissant et rémunérateur pour produire une telle vague d’engouement en faveur des éoliennes ?

Ne conviendrait-il pas plutôt de mener une saine réflexion sur le développement d’une diversification de la production d’énergie électrique et d’une parfaite maîtrise du nucléaire ainsi que de l’avenir de ses déchets ? Si au lieu du secret stupide que les autorités spécifiques, notamment le C.E.A. entretiennent sur les questions du nucléaire on développait avec une volonté aussi tenace la même information envers cette dernière forme d’énergie qu’on en fait avec l’éolien, il ne règnerait pas cette peur souvent irrationnelle entretenue par l’opinion publique envers le nucléaire.

Au demeurant, jusqu’à l’heure actuelle, dans le monde, et en dépit de Tchernobyl, on constate bien plus de catastrophes et de dégâts matériels ou humains dus à des accidents non nucléaires comme le Bopal en Inde, la maladie de Minamata due au mercure au Japon, ou les méfaits dus aux boues rouges de la Montedisson entre autres. Alors que concernant par exemple l’accident de la centrale nucléaire de Three Miles Island survenu naguère aux Etats-Unis, les autorités ont parfaitement su maîtriser l’événement.

Tout cela mérite une saine et sereine réflexion éloignée des fantasmes ou appréhensions irrationnelles de la foule maintenue dans une ignorance malsaine.

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 22:56

vivelarepubliquelaique-29.jpg

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 23:28

rep-indivisible.jpgAlors que de plus en plus de Français, au mieux, s’échinent à trouver les moyens de vivre normalement, c’est à dire, outre le nécessaire pour se maintenir digne et debout, de quoi s’offrir de temps en temps un peu de loisir et de détente afin de ne pas se sentir réduits au seul rôle d’outil de production, ou bien au pire sont assignés à l’état d’assistés sociaux permanents, d’autres évoluent avec désinvolture au sein d’un cercle fermé où tout semble permis, jusques et y compris de bafouer éventuellement la loi sans avoir à craindre les foudres des institutions dont pourtant le rôle est d’assurer l’équité et l’égalité entre les citoyens.

On est ainsi condamné à assister à une sorte de sinistre comédie humaine où s’opère subrepticement une véritable fracture sociale. Autrement dit, d’un côté les « torchons » condamnés à servir de variables d’ajustement d’une économie étroitement contrôlée et au service de « serviettes », lesquelles de l’autre côté se livrent impunément à toutes sortes de tripatouillages dont l’unique  moteur est l’argent-roi. C’est du moins ce qui ressort de la cascade de turpitudes révélées par les medias durant cet été 2010. Et du coup, on comprend que le bouclier fiscal est inscrit  dans le marbre, et donc indestructible. Alors a aussitôt suivi une véritable mascarade où le vulgum pecus  a été sommé de « circuler, il n’y a rien à voir ». Les citoyens ainsi méprisés sont réduits au simple rôle de spectateurs muets, et les médias qui ont assuré leur rôle d’informer et d’éclairer les lecteurs sur tout ce qui est exposé sur la place publique sont vilipendés, traités en sycophantes. Et on pleure des larmes de crocodile sur l’abstentionnisme croissant.

A cette aune, vivons nous encore en république en France ? Une République une et indivisible s’entend, où la liberté, l’égalité et la fraternité inscrites au fronton de toutes les mairies de France ne seraient pas réduites à de simples hochets pour gogos naïfs ?  Une République où donc, tout peut et doit être débattu librement au grand jour, concrétisant ainsi le terme même de Res Publica et instituant le citoyen dans tous ses droits civiques ? Faudra-t-il souhaiter une nouvelle nuit du 4 Août pour arracher des mains d’une ploutocratie de plus en plus arrogante la démocratie confisquée ?

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 23:46

3singesUne des plus grosses fortunes de France reconnaît implicitement qu’elle a trompé le fisc et s’est empressée de rapatrier en catastrophe tous les biens qu’elle avait laissé filer en Suisse, acquittant en hâte auprès de l’administration fiscale une somme de plus de 30 millions d’euros pour solde de tous comptes. Quelle importance, le fisc lui a rendu au titre du bouclier fiscal un chèque de ... 30 millions d'euros!

Un ministre du budget et à la fois trésorier de son parti, très proche de cette femme au point d’être invité à sa table avec son épouse, reçoit d’elle des dons d’argent pour son parti, et dit une comptable, de grosses sommes en liquides, et décore le gestionnaire de fortune de la dame de la légion d’honneur tandis que celui-ci embauche son épouse pour faire fructifier les biens de la richissime. Enfin, quand le dit ministre a fait de sa lutte contre la fraude fiscale le fer de lance de son action, et que la richissime rentière est passée au travers de toutes les mailles du filet anti—fraude on est en droit d’invoquer un soupçon de conflits d’intérêts sans qu’il faille ipso facto encourir l’accusation de cabale contre l’intéressé. La meilleure parade serait de faire toute la lumière sur la question et de renvoyer les accusateurs à leurs turpitudes si la machination est avérée. Les commissions d'enquêtes, cela existe, et en voici l'occasion.

Au lieu de quoi, quelle levée de boucliers et quel concert de cris d’orfraie pour jouer les vierges effarouchées ! Pour seule défense et en guise de rideau de fumée, on accuse l’opposition de monter toute une stratégie de déstabilisation contre le gouvernement, alors que l’affaire a été enclenchée à l’initiative des medias, notamment de Mediapart, le Point , suivis ensuite de Marianne du Monde. et du Canard Enchaîné . Puis, on crie « au feu », accusant l’opposition d’alimenter les campagnes antiparlementaires de l’extrême droite, comme si ce n’était pas justement toutes les turpitudes passées ou récentes de certaines de nos excellences qui offraient aux extrémistes les arguments de leurs attaques. Des ministres se servent grassement avant de servir l’intérêt public, s’écartent de la conduite qu’on attendrait exemplaire de leur part, oublient que dans le même temps, du fait de la crise, ils recommandent la plus stricte rigueur, voire de lourds  sacrifices aux concitoyens, et il faudrait se taire, ne rien évoquer, passer leurs égarements pour nuls et non avenus. Bref, ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire !

Du reste, la majorité en place a la mémoire courte. Lorsque l’affaire Urba(1)  avait éclaté, l’opposition d’alors (la droite) avait accusé le P.S. de tous les maux, allant jusqu’à le traîner dans la boue et l’infamie. De même, s’était-elle acharnée en se saisissant par exemple des odieuses accusations visant  M. Beregovoy premier ministre de l’époque.

Et lorsque, tirant la leçon des effets désastreux qu’avait entrainés le problème avéré du financement occulte des partis, de tous les partis utilisant les fausses factures et les emplois fictifs, le gouvernement de gauche avait projeté une loi clarifiant  la question, accompagnée de mesures d’amnistie afin d’assainir la situation et d’amorcer un nouveau départ table rase, la droite avait feint une violente indignation, accusant la gauche de vouloir s’assurer l’impunité de ses fautes. Seuls, MM. Rocard et Barre avaient eu le courage de dire que pour faire place nette et écarter tout risque de voir à l’avenir le climat politique pollué par d’incessants rappels du passé, il convenait de le passer par pertes et profits. Peine perdue. La droite n’avait eu de cesse d’agonir la gauche d’injures. Voilà aujourd’hui l’arroseur arrosé ! Et entre temps, elle avait été rattrapée par les "affaires" des emplois fictifs de la mairie de Paris (les cassettes Mery), abracadabrantesques s'il en fut, et plus récemment celle des vedettes de Taïwan.

Pourtant, que le soupçon d'un rapport incestueux entre le pouvoir et l'argent ne soulève pas la moindre interrogation à cette majorité est déjà en soi un problème. La volonté tenace de durer coûte que coûte aux  commandes rendrait-elle à ce point ce parti autiste? Vu sous cet angle, le phénomène révèlerait alors l'aspect prémonitoire des épisodes du Fouquet's et du yatch au lendemain de l'élection présidentielle, et par la suite du bouclier fiscal. Et dans le climat politique actuel, on peut parler d'atmosphère de fin de règne. Et dire que naguère, Patrick Devedjian, un des barons de l'UMP, parlait de "nettoyer les écuries d'Aujias". Mais c'était du département des Hauts de Seine qu'il parlait. Celui d'un certain Nicolas Sarkosy justement.


  (1)Le parti socialiste au pouvoir avait été accusé de fausses factures et de financement occulte et certains de ses membres sévèrement condamnés

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 12:58

suffrage-universel.jpgProdigalité chez certains ministres peu soucieux des deniers de l’Etat, soupçons de conflits d’intérêts ou de cumuls au mépris d’une certaine éthique, abus des logements de fonctions, sinécures ou replis dorés des ministres écartés, … on pourrait aligner les exemples à la manière d’un inventaire à la Prévert.

Dans une période aussi troublée, sans perspective claire pour l’avenir, témoins impuissants mais indignés d’une fâcheuse dérive de la morale publique, les citoyens perdent rapidement confiance dans ceux qui les gouvernent, lesquels sont censés leur procurer bien-être et sécurité, choses promises tout au long de la campagne présidentielle. On voit bien que leur certitude de durer encore quelque temps au pouvoir donne à nos dirigeants de fâcheuses habitudes, oubliant les règles les plus élémentaires de bonne conduite.

Et donc, dans toute démocratie authentique, pour restaurer la confiance et mener à bien les réformes, les vraies, avec sérénité, les solutions ne sont pas légion. 

Ou bien, les citoyens seraient appelés à jouer les arbitres : les députés seraient renvoyés devant leurs électeurs qui pourraient relégitimer leurs représentants ou les désavouer et dessiner ainsi une nouvelle configuration politique. Mais on peut douter que le pouvoir en place choisisse cette solution courageuse. La désastreuse expérience de M.Chirac en la matière a rendu semble-t-il cette prérogative constitutionnelle caduque pour longtemps.

Ou bien, comme du temps du général de Gaulle, une question essentielle à l’avenir de la société serait soumise à referendum. On pourrait de la sorte mesurer le degré de confiance que les citoyens placent dans leurs gouvernants pour leur préparer l’avenir. Mais le pouvoir actuel a-t-il encore un projet clair et déterminé qui donnerait aux Français une raison d’espérer en un avenir plus serein ?

Au demeurant, il ne s’agit pas de recourir au suffrage universel au moindre émoi suscité par une campagne d’opinion, mais quand la confiance envers le pouvoir est à ce point ébranlée, quand le climat politique dans tout le pays est si délétère, il convient de redonner la parole au peuple qui est souverain et source de légitimité..

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