Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 10:17
Avec parcimonie et à bon escient ...

On apprend ( l’Observatoire des multinationales ) que les entreprises du CAC 40 s’apprêtent collectivement à verser à leurs actionnaires 51 milliards d’euros de dividendes, soit 140% de leurs bénéfices, alors qu’une grande partie de ces sociétés continuent à bénéficier d’aides publiques, c’est à dire de l’argent des contribuables, censées les aider à traverser la crise provoquée par le covid 19. Merci à M. Macron pour la suppression de l’impôt sur la fortune mobilière et la création de la flat-taxe pour les plus riches.

Et le ministre Bruno Lemaire disait à propos des aides aux entreprises : « Quoi qu’il en coûte » !  Mais à qui cela coûtera-t-il ?

Une petite musique en sourdine laisse entendre qu’on laissera filer la dette. Balivernes. A qui fera-t-on croire cela ? Un Etat qui affirmerait ne pas honorer ses dettes verrait les marchés financiers lui fermer à double tour leurs coffres forts.

Au final, il faudra bien payer. Et question à 10 euros : Qui devra mettre la main à la poche ?  Suivez mon regard…

Quant aux salariés modestes, ils continueront de subir une disette pécuniaire qu’on leur impose depuis belle lurette. Comme d’habitude, 2021 sera une année de disette en termes de rémunérations Quelle que soit la situation économique, ils se voient indéfiniment objecter qu’il ne faut pas casser l’élan. Ce n’est jamais le moment.

Comparativement, on se souvient que le gouvernement a diminué l’aide personnalisée au logement des personnes habitant en logements jeunes de 10%, soit une perte de 25 euros, entaille énorme dans un revenu déjà fort étique.

Et comme on fait un petit geste pour calmer un enfant agité, le gouvernement a accordé aux salariés gagnant au plus 2000 euros un pourboire de 100 euros. Et après ?

Décidément, la nouvelle société juste et fraternelle qu’avait promise Macron-Jupiter a d’impressionnants oursins dans ses poches.

On a toujours corne d’abondance sans ruissellement d’un côté, parcimonie ou pingrerie de l’autre.

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 11:20
Liberté, liberté chérie ...

Que ne met-on pas dans ce terme qui finit par devenir un mot-valise ? Amorçons en l’inventaire :

Le voile prétendu signe de liberté par les islamistes qui condamnent les femmes non voilées à la lapidation ou à la flagellation.

Le refus de la vaccination contre le covid-19 revendiqué comme manifestation éclatante de la liberté alors que sa diffusion massive fait à l’évidence reculer la contamination

Et combien d’autres revendications de libertés individuelles dont l’affirmation met en danger la sécurité ou la santé publique ?

On devrait relire de temps en temps Jean-Jacques Rousseau qui a peut-être le mieux traité de la liberté.

Explicitant son adage selon lequel « L’homme est né libre et partout il est dans les fers », il écrit dans « Le Contrat social » (1762) :

«  Ce que l’homme perd par le contrat social, c’est sa liberté naturelle et un droit illimité à tout ce qui le tente et qu’il peut atteindre ; ce qu’il gagne c’est la liberté civile et la propriété de ce qu’il possède ».

On comprend que la liberté naturelle, c’est le règne de la loi du plus fort tandis que la liberté civile est réglée par la volonté générale. La propriété par la loi contre La possession par la force.

Sous cet éclairage, on comprend que la liberté absolue, c’est le renard libre dans un poulailler libre.

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2021 1 08 /11 /novembre /2021 11:02
SOUMISSION

On meurt de faim en Afrique ou en Afghanistan où des familles sont réduites à vendre leur enfant pour se procurer un peu de nourriture, à travers le monde de très jeunes  enfants sont soumis au travail comme des esclaves, des fillettes sont vendues pour mariage à des vieillards cacochymes, le covid 19 menace de ravager l’Afrique sans qu’on s’inquiète sérieusement d’y accélérer la vaccination.

Et pendant ce temps, le Conseil de l’Europe, l’œil rivé sur le nombril de ses états membres s’inquiète des tourments de la mode vestimentaire en lançant pour le moins maladroitement une campagne prétendant célébrer « la diversité et la liberté dans le hidjab » (sic).

C’est manifestement une tentative pour normaliser et promouvoir le port du voile.

Comme l’a très bien dit notre ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian :

«  Ces tweets n’ont rien à voir avec l’application du principe de la laïcité en France… Il y a une différence de taille entre défendre la liberté de conscience, de religion, entre le fait de mener une lutte déterminée contre les discriminations, et d’autre part, faire de la part d’une institution comme le Conseil de l’Europe la promotion active d’un signe religieux ou vestimentaire particulier ».

Le Conseil de l’Europe ayant pour compétences de fixer les normes juridiques en Europe est sorti de son rôle. Et comme des journalistes vigilants, demandons-nous «Comment ne pas soupçonner dans cette campagne l’influence de lobbies islamistes ? Qui empêche les femmes de porter le hijab en Europe » ?

L’hebdomadaire Marianne par exemple a pu établir que deux associations européennes réputées proches de l’idéologie des Frères musulmans y ont contribué.

Et le député européen L.R. François-Xavier Bellamy voit dans cette campagne «  un symptôme parmi d’autres d’une dérive très grave, qu’il ne faut surtout pas prendre à la légère, où se mêlent entrisme, complaisance et détournement ».

On pense évidemment à l’intervention parfois des idiots utiles toujours prêts à chevaucher la pensée dominante ou à céder à l’intimidation d’acteurs masqués.

A ce stade, il faut lire ou relire le roman « Soumission » de Michel Houellebecq. Lors de sa parution, l’éditorialiste et écrivain Jacques Julliard déclarait : «  Soumission de Michel Houellebecq n’est pas … un pamphlet contre l’Islam, mais une charge meurtrière contre les intellectuels à la française. Autrement dit, les compagnons de route des idées dominantes. Qu’est-ce en effet pour Michel Houellebecq qu’un intellectuel ? C’est un homme qui se soumet … Il est prêt à se prostituer devant le pouvoir  … ».

En son temps, le général de Gaulle dont aujourd’hui tout l’échiquier politique sans exception se réclame ne pensait-il pas de même, lorsqu’il refusa la grâce à l’écrivain condamné à mort Robert Brasillach collaborateur du nazisme, considérant qu’en qualité de brillant intellectuel, il avait contribué à dévoyer l’opinion des Français durant l’occupation.

Vigilance et détermination doivent rester inscrits en titre de notre vade mecum en la matière.

 

 

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 16:36
WOKE

Jean-Michel Blanquer ministre de l’éducation nationale lance son laboratoire de la République en déclarant sa volonté de voir affirmer les valeurs de la République contre le « wokisme »(1). 

Aussitôt, médias et syndicats dénoncent une concomitance suspecte avec l’hommage rendu à la mémoire de Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie sauvagement assassiné par un islamiste. On y subodorerait une intention électoraliste.

Donc, ne pas évoquer ce courant  délétère venu des Etats-Unis, pour préserver la sérénité électorale. Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. Cachez ce sein que je ne saurais voir !

Naguère, il ne fallait pas décourager Billancourt. « Tout va très bien, Madame la Marquise »

Quand les enfants ne veulent pas voir le danger, ils ferment les yeux, persuadés que réciproquement, ils ne sont pas vus.

 

  1. L’idéologie woke :

La vérité et le savoir ne sont pas universels mais des constructions mentales imposées par le pouvoir mâle blanc. Il faut donc les « déconstruire » et élaborer des récits alternatifs. Et il importe d’interdire aux blancs la confiscation des indices culturels natifs : masques africains, coiffure afro, totems amérindiens, etc.. ;

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 13:01
Mémoire et Histoire

Deux étudiants descendants d’indépendantistes algériens invités à participer à un projet de « Mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie » ont démissionné, constatant que « le Président Macron ne veut rien partager : ni les mémoires ni l’histoire, ni les archives qui sont indispensables pour réaliser le travail des historiens ». (Le Monde 16/10/2021).

Certes, le projet n’était sans doute « pas dénué de velleïtés politiques » (ibidem)  Nous sommes à l’approche d’une élection déterminante sur laquelle plane l’ombre du calcul électoraliste. Mais n’y a-t-il pas malgré tout dans ce projet une opportunité de tout mettre à plat – oui, tout - pour faire avancer l’Histoire ? Qui en a peur ? Le rôle de l’Histoire n’est pas de distribuer les bons et les mauvais points, mais de dire le vrai en s’appuyant sur les archives et les témoignages

Or, pour faire avancer l’Histoire, et en l’occurrence celle de la guerre d’Algérie, la collaboration des chercheurs et historiens de tous bords s’impose. «  partager :…les mémoires, …l’histoire, …les archives qui sont indispensables pour réaliser le travail des historiens (ibidem) » ?.  Certes. Mais où sont les archives et les historiens algériens ?

« Ce travail nous paraissait être un chemin ouvert vers ce qui serait une reconnaissance des crimes coloniaux ». ». (ibidem) . Seulement des crimes coloniaux au cours de la guerre d’Algérie ? Les atrocités qui ont accompagné les guerres de décolonisation du XXè siècle ont-elles été le monopole d’un seul camp ?

Et une guerre ne compte-t-elle pas au moins deux belligérants ? Alors, parlons de la guerre d’Algérie.

Aussi que dire des massacres de Melouza, ordonnés par le colonel Saïd Mohammledi en 1957 et perpétrés par les troupes du capitaine Arab assisté du lieutenant Abdelkader El Bazraki de l'ALN (1), où le FLN a sauvagement exterminé une population entière (315 victimes) favorable au MNA (2) concurrent, ou celui du Constantinois (3) déclenché par Zighout Youssef en 1955 (145 victimes, hommes femmes et enfants, dont 70 des 130 européens et environ 70 musulmans massacrées à coups de haches et de pioches) ; le massacre des harkis lâchement abandonnés aux mains des soldats du FLN,  échapperaient-ils  à la recension parce qu’exécutés par les dits colonisés ?

Pourtant, « Nous croyons à la vertu du juste et au travail des historiens » (ibidem). nous disent ces étudiants démissionnaires. Il faut les prendre au mot.

----------------------------------------------------------------

1 Armée de Libération Nationale (bras armé du FLN)

2 Mouvement Nationaliste Algérien, (indépendantiste, concurrent du FLN)

3  A la mine de pyrite d’El Halia à 3km de Philippeville

 

 

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 11:12
"Excusez-moi de m'excuser"

Le Président Macron a présenté aux harkis les excuses de la France pour la légèreté, voire parfois le cynisme avec lesquels avait été traité leur sort au sortir de la guerre d’Algérie (1954-1962), guerre sans nom qu’on appelait pudiquement «  opérations de pacification et de maintien de l’ordre » et au cours de laquelle ils avaient loyalement servi la France. A leur arrivée en France accompagnés de leurs familles, on les avait parqués dans des baraquements sinistres à Rivesaltes (Pyrénées Orientales) ou Bias (Lot et Garonne) notamment et dénommés « camps de transit et de reclassement ), un transit qui a duré des décennies. D’autres d’entre eux abandonnés sur place avaient été victimes de massacres abominables par les partisans du FLN.

 Mais il conviendrait de rappeler qu’une telle désinvolture avait déjà été manifestée au lendemain d’une autre guerre coloniale et qui perdure sans grand émoi de la part des autorités administratives ou politiques. Il s’agit du camp de Sainte Livrade ( Haute Garonne ) ayant accueilli des réfugiés d’Indochine après la guerre du même nom (1945-1954) et qui a donné naissance à la C.A.F.I. (Centre d’Accueil des Français d’Indochine). On lit dans leur bulletin :

 

Les oubliés d’Indochine.

Cinquante ans après la chute de Dien Bien Phu, des Français rapatriés d’Indochine vivent toujours dans des baraquements.

Une route défoncée. Des dizaines de baraquements délabrés, alignés les uns à côté des autres, marqués d’une lettre ou d’un numéro, et surmontés d’un toit de tôle. A quelques kilomètres du cœur de Sainte Livrade, un village d’un peu plus de 6 000 âmes, posé sur les berges du Lot, une simple pancarte indique l’entrée du «  Centre d’accueil des Français d’Indochine », le « CAFI ».

On rappelle que la chute de Dien Bien Phu s'est produite en 1954 après la prise du camp retranché par les soldats du Vietminh.

Qui sont ces oubliés ?

Pour la plupart des femmes vietnamiennes mères d’enfants nés de leur vie commune éphémère avec un soldat ou un gradé français vite rentré en France après son temps de service. La France les a reconnus comme sujets français mais leur a administré le même sort accordé plus tard aux harkis.

Même cause, même effets ? La France, dite « berceau des Lumières et de la Fraternité » se condamne-t-elle aussi délibérément à la médiocrité et à l’ingratitude ?

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2021 3 22 /09 /septembre /2021 10:32
Si vertueuses, les énergies renouvelables?

A-t-on étudié les méfaits des éoliennes sur les oiseaux migrateurs, sur la faune marine, sur la santé des riverains ?

Pour produire la quantité d’électricité utile à la vie quotidienne de la totalité des ménages ou nécessaire à l’activité économique, combien de surface cultivable ou d’étendue maritime faudra-t-il confisquer aux paysans ou aux pêcheurs pour installer les éoliennes terrestres ou « off shore » ou les panneaux solaires ? Combien de paysages patrimoniaux sacrifiés ? « Cézanne aurait-il peint la Montagne Sainte Victoire avec des éoliennes » ? (Alain Finkielkraut dixit) ?

 Pour réaliser ces nouveaux outils si vertueux, combien de fosses gigantesques faudra-t-il forer dans les pays producteurs pour extraire les métaux ou les terres rares qui les composent ? Autrement dit, où faudra-t-il exporter la pollution que cela engendre ? (voir en replay le documentaire « La Face cachée des énergies vertes » diffusé sur la chaîne parlementaire LCP le 18 septembre 2021 à 21 heures ou bien lire Alain Finkielkraut : L’Après littérature. Edit. Stock p 171 : « Le lyrisme de la jeunesse congédie la prose de la politique en même temps que la poésie. La prose, c'est-à-dire les dilemmes, les casse-tête, les arbitrages délicats, la question de savoir si, pour limiter les émissions de gaz carbonique, il faut répudier ou développer l'énergie nucléaire, ou enfin le constat déchirant que l'extraction des matières premières nécessaires au fonctionnement des voitures électriques, des éoliennes et des panneaux solaires, qui dépolluent le ciel de l'Europe, aggrave la pollution et augmente le nombre des maladies environnementales dans les pays où elle est pratiquée à grande échelle »).

Comme on voit que l’Ecologie prêchée à la manière de Sainte Greta Thunberg outre qu’elle est punitive, peut aussi être contre-productive.

Partager cet article
Repost0
29 août 2021 7 29 /08 /août /2021 14:01
Eternelle débâcle

En dépit des tragédies vécues jadis ou naguère par des peuples abandonnés ou oubliés après services assurés ou rendus, les Occidentaux se sont obstinés à penser contre toute évidence qu’on pouvait imposer une domination sans fin ou importer d’autorité la démocratie à un peuple malgré lui.

En Algérie, on s’est convaincu ou fait croire à certains que « la Méditerrannée traversait la France comme la Seine traverse Paris », et à d’autres qu’ils étaient Français à part entière malgré des statuts différents criants ; au Vietnam, par de dévastateurs tapis de bombes, on a cru vaincre un peuple assoiffé d’indépendance, ; en Afghanistan l’illusion d’importer la démocratie et de faire émerger un peuple solidaire a mené au désastre que l’on sait. C’était un heurt inévitable contre ici une civilisation millénaire ou là des luttes tribales séculaires

Jusqu’à quand ces consternantes images pathétiques de 1962 en Algérie, 1975 au Vietnam ou aujourd’hui 2021 à Kaboul ?  Et peut-être ailleurs plus tard ?

La supériorité mécanique ou militaire suffisent-elles à justifier une telle obstination ou un tel aveuglement ?

Partager cet article
Repost0
7 août 2021 6 07 /08 /août /2021 10:21
La liberté, et après?

Que veulent-ils tous ces anti-vax ? Défendre les libertés individuelles qu’ils estiment menacées ?

Comme le suggère le Président de la République, je suis libre de boire 5 verres de vin, mais en prenant le volant, je mets en danger les passants qui se trouvent sur mon chemin. Or l’Etat a le devoir de préserver la sécurité des citoyens.

De même, je suis libre de décider si je veux me faire vacciner, mais en le refusant, si je contracte le virus, je risque de contaminer les autres. Et l’Etat a aussi le devoir de préserver la santé des citoyens.

Ainsi vont les droits et libertés individuels dont le champ peut exceptionnellement être rogné en fonction des menaces qui pourraient peser sur la sécurité ou la santé de tous.

En 2000 déjà, Jacques Julliard, historien, essayiste et journaliste écrivait : « Il n’y a de démocratie possible que dans le prélèvement effectué sur l’individu par la communauté ». (Carnets inédits 1987-2020. Collection Bouquins p.317).

Mais en l’occurrence, ne s’agit-il véritablement que de s’opposer à l’obligation de la vaccination ? Il y a là tout un ensemble hétéroclite où se mêlent les gilets jaunes, les anti-vax et des personnalités telles M. Phillipot, Dupont-Aignan, dont on se demande s’ils se soucient réellement des questions des libertés ?

S’il est question de s’opposer à la politique de M. Macron, il y aurait bien d’autres terrains de manœuvres pour mettre en cause sa politique sociale, sa conception du dialogue social ou du rôle des intermédiaires. En la circonstance, on subodore un douteux mélange des genres.

Quant à entendre évoquer le fascisme ou la dictature, ces zozos connaissent-ils bien leur histoire, que diraient-ils de Hitler, de Staline, de Pol Pot , voire de Xi Jinping ou de Poutine ? Le fascisme dans un pays où on peut sans risquer le camp de concentration ou le goulag critiquer ou caricaturer le Président de la République ou le gouvernement, où des juges peuvent librement mettre en examen des personnalités politiques au pouvoir ? Décidément le ridicule ne tue toujours pas.

Et manifester contre l’obligation vaccinale en arborant l’étoile jaune ? L’ignominie n’aurait-elle donc pas de limites ?

Disons à la manière de Descartes que « la çonnerie est la chose du monde la mieux partagée ».

Quant à Georges Brassens il chantait :

« Le temps ne fait rien à l'affaire.

Quand on est con, on est con!

Qu'on ait 20 ans, qu'on soit grand-père

Quand on est con, on est con!

Entre vous plus de controverses,

Cons caduques ou cons débutants.

Petits cons de la dernière averse

Vieux cons des neiges d'antan »

Partager cet article
Repost0
25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 14:31
Encore Mila!

On juge ces jours-ci « les auteurs de messages haineux adressés à la jeune femme de 18 ans sur les réseaux sociaux depuis janvier 2020 lorsqu’elle a critiqué l’islam » (Le monde 24/6/2021). Messages haineux accompagnés de menaces de mort.

Rappel des faits :

Mila répliquait à des attaques contre son homosexualité, leur déclarant notamment : « Votre religion c’est de la merde, votre Dieu je lui mets le doigt dans le trou du cul … » D’où le déchainement de haine et d’instinct meurtrier à son encontre. Le tout sur les réseaux sociaux.

Dès que l’incident fut porté en place publique, toute l’intelligentsia germanopratine prit fait et cause pour Mila au nom de la liberté d’expression et du droit au blasphème. Et tous de clamer « je suis Mila ».

Mais en la circonstance, était-ce bien de ces deux principes qu’il s’agissait ? C’est Maître Richard Malka, défenseur de Mila qui a judicieusement recadré le débat et le procès en s’adressant aux accusés : « Vous pouvez dire que c’est blessant, que c’est horrible, mais c’est notre droit. Si je me sens blessé, je n’ai pas le droit de menacer de mort, j’ai le droit de porter plainte ». En effet, rien jamais ne peut justifier qu’on brandisse la menace de mort. Les tribunaux et eux seuls sont là pour rendre la justice.

Et défendant dans la foulée la liberté d’expression, Maître Malka poursuit en citant Dante qui éventre Mahomet dans le 8è cercle de la Divine Comédie et Libération qui dessine le Christ en croix portant un préservatif. (Le monde 24/6/2021)

Certes, nous sommes ici en littérature ou en organe de presse et personne n’est sommé de lire. Liberté d’expression et de création. Et de surcroît , la loi ne reconnaît pas le blasphème, terme appartenant au champ sémantique de la religion.

Mais quid de Mila ? S’est-elle bornée à s’exprimer pour se défendre ? Elle s’est adressée nommément à un individu, certes dangereusement menaçant, mais connaissant son origine et subodorant sa religion, elle a intentionnellement tenu un propos qu’il ne pouvait recevoir que comme un blasphème. Il ne s’agit donc plus ici de liberté d’expression ou de laïcité, mais d’insulte intentionnelle à la personne dans son intime croyance. Mila répond à une agression fût-ce verbale, mais va au-delà. Alors, « Plus vulgaire que moi tu meurs » ?

On ne se fait pas justice soi-même. Reportons nous aux propos initiaux de Maître Malka cités plus haut. « J’ai le droit de porter plainte ». La vulgarité et l’outrance verbale ne figurent sans doute pas dans le code pénal, mais la vie sociale a aussi des règles implicites. Le message de Maître Malka s’adresse donc autant à Mila.

On oublie trop souvent que la loi seule ne suffit pas à régler les conditions d’une vie en collectivité. On ne dira pas assez que c’est le partage de valeurs communes qui fonde une communauté. Jadis, on éditait des ouvrages énumérant les règles du « savoir-vivre » et du bon usage. Cette habitude s’est peu à peu éteinte, mais les exigences demeurent. A passer outre, c’est la jungle.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de roger.rossi.over-blog.com
  • : questions d'actualité. Evènements vécus.
  • Contact

Recherche

Liens