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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 09:18
Guignol

Interrogé sur la chaîne LCI par David Poujadas sur l’Affaire Benalla, le porte-parle du gouvernement M. Benjamin Grivaux exprimant ostensiblement un air d’indignation affirme que ce n’est qu’une affaire individuelle que l’opposition exploiterait à des fins politiciennes. Mais de quoi parle-t-on ?

M. Benalla, chargé de mission auprès du Président de la République pour sa sécurité a été filmé à son insu le 1er mai 2018 au milieu de policiers passifs, et en train de tabasser violemment deux jeunes manifestants. Fait aggravant, il était indument muni d’un casque , d’un brassard et d’une radio de police.

Le journal Le Monde ayant révélé le 19 juillet l’incident, le porte-parole de la Présidence, M. Bruno Roger-Petit déclare le lendemain que le Président de la République ayant été informé dès le 2 mai avait exigé une sanction.

Or, en guise de sanction, il avait été infligé à M. Benalla une suspension de 15 jours avec privation de salaire, ce qui n’est en fait qu’une simple mesure administrative.

Et ce n’est qu’après la révélation du journal Le Monde qu’une décision de licenciement a été prise et la procédure judiciaire enclenchée..

Alors, pourquoi a-t-il fallu attendre près de 3 mois, pour que la justice soit saisie ?

Et le plus surprenant, c’est qu’après toutes ces péripéties, des photos révèlent que M. Benalla, bien que suspendu ou licencié continuait à accompagner le couple présidentiel dans ses déplacements et à assurer sa sécurité : ainsi par exemple, sa présence est attestée à Giverny, aux cérémonies du 14 juillet ou dans le car ramenant à Paris les vainqueurs de la coupe mondiale du foot-ball. Qui plus est, on apprend qu’il bénéficie d’un luxueux logement de fonction normalement réservé aux proches du chef de l’Etat et d'une voiture de fonction avec gyrophare. Et perçoit un salaire de 5 000 euros.

On constate donc que dans toute cette sinistre aventure, la responsabilité du Président de la République, garant du respect et du bon fonctionnement des institutions de la République semble directement engagée.

Et M. Grivaux vient sereinement nous dire que cela n’est qu’une affaire individuelle, c’est à dire, circulez, il n’y a rien à voir ?

Les représentants de la Nation devraient se désintéresser du bon fonctionnement des institutions et regarder ailleurs pendant que les plus hautes instances de la République agiraient selon le bon plaisir du Prince ?

Il y a là une conception de la démocratie qui relève pour le moins des Républiques bananières.

Assez jouer à Guignol, et que la justice et la Nation se fassent respecter.

 

 

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 09:03
Gare au gorille!

Gare au gorille !

Zone de texte:  Un membre de la garde rapprochée du Président de la République, usurpant le rôle de la Police et muni de ses attributs officiels que sont le casque d’intervention et le brassard rouge on ne sait comment obtenus, tabasse sauvagement une jeune fille et un jeune homme manifestant en marge de la manifestation du 1er mai, en présence de vrais policiers qui n’interviennent pas.

Silence !

Ce n’est qu’après la révélation de l’incident par le journal Le Monde le 18 juillet que le communicant officiel de la Présidence annonce que le contrevenant a été suspendu sans salaire pendant 15 jours.

Mais ce qu’il ne dit pas, c’est qu’après cette violente incartade et sa sanction, le coupable a obtenu un luxueux logement de fonction proche de l’Elysée et habituellement réservé aux proches du Président. On admire au passage la sévérité avec laquelle selon le communiquant officiel l’incident a été sanctionné.

Il ne sera licencié qu’après la révélation du journal Le Monde, près de trois mois après l’incident.

Notons que sous la Présidence de François Hollande, le chargé de mission Aquilino Morelle qui avait fait venir à l’Elysée un cireur de chaussures pour son propre service a été immédiatement poussé à la démission.

Et ce qui est troublant ici, c’est que l’affaire Benalla s’est produite en complète infraction envers l’article 40 du code de procédure pénale. Que dit cet article ?

 

Article 40 du code de procédure pénale :

Le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner conformément aux dispositions de l'article 40-1.

Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs.

 

Or, bien qu’en toutes connaissances de cause, l’entourage immédiat du Président de la République n’en a d’abord rien fait. Et que fait le Président de la République lui-même ? Silence radio.

Est-ce cela le Monde Nouveau et la République irréprochable que nous avait promis Monsieur Macron ? Ne serions nous pas revenus au temps des barbouzes et des nervis ?

 

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 11:43
Bas les masques!

« Mr Macron a opposé une fin de non recevoir à ceux qui dans la majorité réclament un rééquilibrage social de la politique menée ». (Le Monde 15/6/2018).

Tous les électeurs de gauche qui lui ont fait confiance sur la foi de son  « Et de gauche, et de droite » devront manger leur chapeau.

Et quand il affirme vouloir « bâtir » un nouvel « Etat-providence de la dignité et de l’émancipation » sans dépenses supplémentaires, il dit à mots feutrés ce qu’énonce de façon tonitruante M. Wauquiez quand il parle d’assistanat.

Il faudra qu’il nous explique clairement comment il fait pour rendre l’économie française compétitive en allégeant ses charges et ses contraintes, ce qui est tout à fait justifié, mais sans mettre en place des barrières de protection sociale évitant aux salariés d’être jetés à tout propos comme de vieilles chaussettes sans filet. Le libéralisme, ce n’est pas la liberté sans l’Etat. Ce serait « le renard libre dans un poulailler libre ». C’est bien la liberté qui opprime et la loi qui protège.

De même, comment pourra-t-il justifier que des entreprises qui engrangent de mirobolants bénéfices distribuent 25% des dividendes aux actionnaires tandis qu’elles n’en  concèdent qu’un pourboire de 5% aux salariés ? Est-ce cela ce qu’il appelle une société « de la dignité et de l’émancipation » ? Ne serait-ce pas par hasard plutôt cela qui fait que « les pauvres restent pauvres » ?

Enfin, M. Macron déplore dans un langage tellement distingué pour un Président de la République qui se veut « jupitérien »  qu’ « un pognon dingue est mis dans les minima sociaux ». (sic)

Rappelons lui tout de même que l’établissement d’une « flat tax » pour l’imposition des revenus du capital (perte entre 5 à 20 milliards d’euros)  et la suppression de l’ISF sur les capitaux mobiliers (perte de 4,55 milliards d’euros) font aux bas mots une perte entre 10 et 25 milliards d’euros par an pour les finances publiques. N’y aurait-il pas là aussi une perte dingue de pognon ?

Et pour compenser ces pertes « dingues » dues aux cadeaux aux plus riches, M. Macron est réduit à faire les poches des salariés et des retraités.

Belle politique sociale. Et pourtant, sait-on que de 1996 à 2017 la fortune des 500 Français les plus riches a été multipliée par 7 passant de 80 à 571 milliards d’euros. Avaient-ils encore besoin de la grande sollicitude du Président jupitérien, justement identifié Président des riches ?

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 23:18
Mennel, le retour

En page 30 du « Magazine » du journal « Le Monde » du 19 mai, Philippe Ridet constate très justement que « A la télévision, rien n’est jamais grave ». De quoi s’agit-il ?

Mennel, candidate de l’émission « The Voice »de TF1 revient trois mois après une sortie précipitée par la polémique provoquée après la révélation de ses propos douteux qui ont suivi en 2016 les attentats de Nice et de Saint Etienne du Rouvray.

Que disait-elle alors ?

Elle ironisait à propos du terroriste qui laissait ses papiers dans son camion, et accusait le gouvernement d’être « les vrais terroristes ». En outre, on lui découvrait des sympathies pour Tarik Ramadan. Rien que cela ! D’autres plaisantins de cet acabit seraient probablement déjà fichés S, peut-on supposer.

Et que répond-elle pour sa défense ? Qu’elle n’avait que 20 ans.

Le jeune tchétchène qui a poignardé un passant et bléssé d’autres samedi 12 mai à Paris n’avait, lui que 17 ans ! Les juges devront-ils en conclure qu’il a agi par simple stupidité de jeunesse ?

Et surtout, « reste le fond du problème » comme le constate aussi justement Philippe Ridet : Mennel n’a exprimé aucun mea culpa, se contentant d’excuses.

Elle  affirme : « avec 230 000 followers, je fais beaucoup plus attention ». Autrement dit, elle ne renie rien mais tait par précaution ses convictions gardées intactes pour elle.

 Mansuétude pour l’une, rigueur pour l’autre ? Selon quels critères ? La couleur des yeux, le timbre de la voix, la pilosité du menton ?

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 13:29
Lundi noir

Les nations d’Europe semblent continuer de porter comme un sceau d’infamie le souvenir de s’être tu naguère, ou d’avoir feint d’ignorer que quelque part en leur sein, des plus cultivées d’entre elles massacraient les juifs par millions. O mânes de Goethe, de Schiller, de Beethoven et de bien d’autres, combien de fois avez-vous dû vous retourner dans vos tombeaux tandis qu’on se bouchait yeux et oreilles?

Et aujourd’hui ? Ces mêmes peuples feignent de regarder ailleurs tandis que les fils et filles des victimes de l’Holocauste, amnésiques, tirent à balles réelles sur les Palestiniens qui manifestent le plus souvent à mains nues pour réclamer une patrie légitime.

Tandis qu’en un lieu, c’est en liesse qu’on célèbre l’avènement d’une patrie, ailleurs le même jour on meurt d’avoir eu l’aplomb de revendiquer sa terre.

Honte à ce qui se prétend être une « Communauté Internationale » de laisser se perpétrer une si scandaleuse injustice !

Ne devrions-nous pas nous rappeler comme gravés dans le marbre, et bien que se rapportant à d’autres sinistres circonstances, ces propos de Jean Cayrol :

« Il y a nous … qui feignons de croire que tout cela est d’un seul temps et d’un seul pays, et qui ne pensons pas à regarder autour de nous et qui n’entendons pas qu’on crie sans fin ».

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 13:28
Vegan ou not vegan

Le véganisme, comme hygiène de vie, pourquoi pas ? A chacun ses envies.

Mais quand le véganisme conduit à l’antispécisme et à ses délires, il faut veiller à raison garder.

Anthologie :

Dans le journal Le Monde du 22-23/4/2018, page 24-25, sous le titre « Pourquoi faudrait-il être végan » ? ces propos de Aymeric Caron parmi d’autres :

« Les animaux qui sont exploités ne donnent jamais leur accord ». Mais dans la jungle, le lion a-t-il demandé à la gazelle son accord avant de la dévorer ? Comment alors l’éduquer pour le former à cet « humanisme » (ou mieux, à ce nouvel  animalisme)

On parle, s’agissant des rapports entre animaux dits humains et les autres, de contrat. Mais pour qu’il y ait contrat, il faut être deux contractants. Et chacun doit reconnaître les droits de l’autre par des devoirs. Alors, quels sont les devoirs des animaux « animaux » envers les animaux humains ? (interdit de rire).

« On les prive (les animaux « animaux ») de leurs conditions de vie naturelle » . Le lion, toujours lui, respecte-t-il les conditions de vie naturelle de la gazelle ?

« L’élevage prive les animaux (non humains évidemment)  de la possibilité d’être eux-mêmes ». Voilà que les animaux « non humains » seraient doués de la conscience de soi. Il faudrait peut-être aussi se demander s’ils croient en un au-delà et à la rédemption ?

« la stérilisation comme méthode de régulation animale ». Mais alors, où est dans ce cas le respect de leur consentement ?

Enfin, « … les animaux non humains et celui des humains » (sic). Verra-t-on bientôt, pour rétablir une égalité non humains/humains, ces derniers se mettre à quatre pattes et  beugler ou aboyer pour respecter une parfaite harmonie et combattre le spécisme ? 

Ne faudrait-il pas voir dans cette dérive intellectuelle le signe de la fin d’une civilisation perdue dans un tourbillon de vanités, déboussolée, qui ne croirait plus en elle-même, et qui se lancerait à corps perdu dans la quête d’une improbable utopie capable de lui assurer son salut ? Mais pour rester dans le ton, ne pourrait-on pas espérer notre salut du monde animal non humain ? Osons lui poser la question.

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 09:02
Le show macronien

Le décor :

Premier tableau :

Des journalistes, subodorant le déroulement de l’intervention présidentielle, tentant d’en dramatiser le climat pour appâter le téléspectateur.

Et en surimpression dans le coin de l’écran, un spectacle inouï passant en boucle: le Président et son épouse, main dans la main, descendant solennellement un escalier impressionnant, tel le Pharaon descendant de sa pyramide pour s’adresser à  ses manants, puis, pénétrant avec lenteur dans son char-auto tel Phoebus derrière son nuage pour se rendre dans l’arène.

Deuxième tableau :

Tel Zeus face aux Euménides, le Président attablé devant ses examinateurs expressément choisis pour leur pugnacité, Edwy Plenel le patron de Mediapart, et Jean-Jacques Bourdin, le présentateur phare de BFMTV, au beau milieu de la grande salle du Trocadéro comme au milieu de l’Olympe.

Le décor étant planté, et la dramaturgie bien préparée par les présentateurs de la chaine, le spectacle peut commencer.

Emmanuel Macron savait que Plenel et Bourdin ne lâcheraient rien et que tous les griefs que lui adressent les Français lui seraient opposés. Mais il a réponse à tout. Et s’en tenant résolument à prétendre réaliser tout ce qu’il avait annoncé dans sa campagne électorale, il continue tout de même de marteler sa volonté de concertation. Mais à  aucun moment, il n’a parlé de négociations, passant par purs pertes et profits le rôle des corps intermédiaires que sont les syndicats, comme si le dialogue social n’était qu’une pure parade. En quelque sorte, parlez toujours, je vous écoute mais je ne changerai rien. C’est le dialogue de sourds.

En définitive, que de bruits pour rien. De nouveau, un rendez-vous manqué. Un de plus.

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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 10:46
Sarkostory

L’ancien président de la République Nicolas Sarkosy a été placé en garde à vue jeudi 20 mars 2018 pour être entendu sur l’affaire de l’éventuel financement de sa campagne présidentielle de 2007 par le président libyen Kadhafi.

Evidemment, en bonne logique, lui, ses fidèles et son parti nient en bloc et crient au complot et à l’acharnement.

Laissons la justice faire son travail en toute sérénité. Mais faisons un peu de fiction ou d’anticipation.

Compte tenu des éléments rassemblés et des conclusions de l’enquête, la justice prononcerait la culpabilité de l’accusé et le condamnerait. Cela voudrait dire que son élection à la Présidence de la République aurait été obtenue par infraction aux lois et à la  Constitution de la République, et donc frappée de nullité. Sarkosy aurait été un président illégal, donc dans l'incapacité d'agir en tant que tel.

Autrement dit, durant cinq années, de 2007 à 2012, la France aurait été une République fantoche dont les lois et règlements n’auraient pas eu plus de valeurs que de chiffons de papier. Tout ce qui aurait régi cette époque serait donc nul et non avenu. La République Française aurait fait de 2007 à 2012 un bond dans le vide durant lequel il ne se serait rien passé : aucun projet de loi ni aucun règlement. La Belle Endormie quoi !

Comme un faux notaire ayant usurpé son titre et qui aurait vendu une vraie propriété !

Peut-on politiquement et sereinement concevoir une telle situation ? Inimaginable, et pour tout dire inacceptable.

Donc, dans un tel scenario, on peut imaginer que pour Raison d’Etat, un juge en sa sagesse aboutirait à une sorte de non lieu pour insuffisance de preuves concrètes et irréfutables. Et la République serait sauve et le protagoniste de l’affaire s’en sortirait sérieusement secoué mais indemne par défaut.

Où l’on voit que dans l’intérêt de la République, en cas de grave délinquance, un responsable de haut niveau pourrait n’être pas un citoyen comme les autres.

Bref, revenons à La Fontaine : selon que vous serez puissants ou ….

 

 

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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 16:54
Qu'est-ce que le Macronisme?

Il est de bon ton de répéter à satiété que Macron avait clairement dit pendant la campagne présidentielle ce qu’il allait entreprendre et qu’on ne peut aujourd’hui qu’on l’a élu lui reprocher de réaliser ce qu’il avait annoncé. Enfin un président élu qui semble tenir ses promesses. De quoi se plaindrait-on ? Voilà semblerait-t-il un salutaire changement par rapport aux promesses allègrement jetées aux oubliettes naguère. Que n’avait-on pas espéré par exemple de la lutte contre « la fracture sociale » ou de la guerre contre notre « ennemi, la Finance » ?

Sauf que !

Certes, la démocratie telle qu’on la conçoit dans la pratique en France veut que le président élu l’ait été par la majorité des électeurs, en l’occurrence, 66,10%.

Mais regardons-y de plus près.

Au 1er tour, Emmanuel Macron a obtenu 24,01% des suffrages exprimés. Mais la participation ayant été de 77,77%, il n’a obtenu en fait que l’adhésion de 18,67% des électeurs inscrits. C’est dire que plus de 80% des électeurs n’ont pas approuvé son programme. On sait que selon le dicton, au 1er tour, on choisit.

Au deuxième tour, la participation a été de 74,56%. Emmanuel Macron a obtenu 66,10% des suffrages exprimés, soit 49,28% des électeurs inscrits. C’est à dire que plus de la moitié de ces électeurs n’ont pas adhéré à ses projets. Au demeurant, il s’est surtout agi au cours de ce 2è tour d’ exprimer un net rejet de Marine Le Pen. Au deuxième tour on élimine.

Dans ces conditions, plutôt que de s’obstiner à marcher à pas forcés pour réaliser son programme bien éloigné du progressisme social dont il semblait se réclamer durant sa campagne, la sagesse ne voudrait-elle pas qu’il se montre davantage réceptif aux voix des représentants syndicaux et songe davantage à un bon équilibre entre intérêts entrepreneuriaux et intérêts sociaux ? Sinon, comment gagner véritablement le cœur de la majorité des citoyens ? Pincer l’oreille de son interlocuteur pris pour un grognard (de quel empereur?), ou passer la main dans son dos comme pour l’amadouer ne suffit pas.

Or, aujourd’hui, vus les évènements, il semble qu’il faille plutôt craindre une lente et sournoise évolution de notre démocratie vers une sorte d’autoritarisme, confinant le Parlement et les corps intermédiaires dans un rôle de simples chambres d’enregistrement.

Assisterions-nous à une lente évolution vers une sorte de césarisme mou ?

Alerte !

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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 09:07
Mennel Ibtissem

Une lauréate du concours télévisé « The Voice » de TF1, Mennel Ibtissem, se voit soudain reprocher une apparente sympathie pour l’islamisme, elle qui professait, il n’y a guère, une certaine proximité avec les théories du sulfureux islamologue Tariq Ramadan, et qui souscrivait aux théories complotistes après les attentats de Nice et de Saint-Etienne du Rouvray . Voici par exemple ce qu’elle twittait en 2016 :

« C’est bon, c’est devenu une routine, un attentat par semaine !!! Et toujours, pour  rester fidèle, le « terroriste » prend avec lui ses PAPIERS d’identité. C’est vrai que quand on prépare un sale coup, on oublie SURTOUT PAS de prendre sas papiers !!! »

Et la fachospère de s’engouffrer dans la brèche et de se livrer à son penchant de zénophobie sous couvert de sécurité et de laïcité. Et avec elle, les habituels défenseurs d’une certaine tolérance et d’un antiracisme. Ceux qui interpellent la lauréate sur ses anciens propos se voient de fait accusés de conforter le camp de la fachosphère et donc d’islamophobie. Voilà donc le mot-guillotine laché. Comme d’habitude, il n’y a plus à discuter. Mais est-ce que, quand les partisans du F.N ouvrent le parapluie par temps d’orage, doit-on se plaindre de la chaleur du soleil ?.

Or, la vraie question posée à Mennel Ibtissem est de savoir si elle renie ses anciens propos et si elle a renoncé à nourrir des sympathies avec les théories de Tariq Ramadan et de Dieudonné. Mais que l’on sache, elle s’est bornée jusqu’à nouvel ordre à exprimer simplement des regrets si, dit-elle,  ses propos en ont blessé.

« Je n'ai jamais songé à blesser qui que cela soit, et la seule perspective que mes propos soient source de peine me heurte » (sic)

Déclaration pour le moins ambigüe.

En outre, si dans le même contexte, une candidate sans foulard et non musulmane avait été accusée de tenir de tels propos, aurait-on vu se lever autant de boucliers pour crier à on ne sait quelle phobie ? Edwy Plenel, dont on pourrait adresser des reproches d’une autre nature connaît la réponse.

Alors, gare à ne pas sombrer dans une sorte de phobie à rebours, et continuons sans céder à l’intimidation à poser les bonnes questions sans tabou. "

 

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