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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 15:21
Le progrès, pourquoi faire?

Lors de la révolution industrielle et du bond gigantesque de la connaissance scientifique réalisés dès le XIXè siècle, on a espéré benoitement que l’humanité connaîtrait la fin des calamités qui l’avaient régulièrement frappée au cours de siècles précédents. Derrière nous les guerres, les pestes et les famines.

Puis la chute du communisme faisait dire à un chercheur en sciences politiques (Francis Fukuyama) que ce serait « la fin de l’Histoire ». Nous serions entrés dans une sorte d’Eden où le libéralisme économique triomphant assurerait le bonheur du monde..

Bref, le progrès aidé par des philosophes débonnaires et des économistes péremptoires serait la source inéluctable du bonheur des humains.

Que reste-t-il de cet espoir qui se découvre aujourd’hui irraisonné, voire trompeur ?

Passée la sidération qu’ont engendrée les horreurs de la première moitié du XXè siècle, voilà que la dégradation de l’environnement et le dérèglement du climat nous menacent, la société se fracture au point que les inégalités se creusent avec une intensité vertigineuse, les pauvres sont encore plus pauvres, les antagonismes s’accentuent, la solidarité se délite, la financiarisation de l’économie exacerbe la rapacité des agioteurs, on en vient à distinguer une économie réelle qui n’a de réalité que le saccage de l’emploi d’une économie virtuelle qui agite les spéculateurs de tout acabit.

L’agriculture sous sa forme moderne pousse des agriculteurs au suicide et des agioteurs à la spéculation.

La liberté est comprise comme la licence de nuire, chacun s’institue en imprécateur ou en juge d’autrui, le mensonge relayé par les médias est érigé en vérité première.

 Aujourd’hui, l’apparition des technologies modernes que sont l’informatique, l’intelligence artificielle  et la communication instentanée et massive fait que chacun peut s’affirmer juge et bourreau de son voisin, tel un moderne Leviathan. Les réseaux sociaux ne sont sociaux que de nom, l’anonymat et l’invisibilité assurant à chacun l’excès et  l’impunité.

On manipule des embryons comme des jetons, la maternité comme une fabrique de jouets et la parenté comme une bergerie. On nous promet un être augmenté comme on ferait d’une machine améliorée.

Ainsi va la vie qui fait dire au chien Droopy, l’air affligé, la paupière basse et le ton désabusé, savez-vous quoi ?  : « I am happy »

 

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